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[Tribune] A propos des statistiques récentes de la pauvreté au Sénégal

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Par Marem Kanté, Plume de citoyenne.


La solution est dans une joint-venture entre l’Etat – le Secteur Privé et le Citoyen.


En lisant ce matin la mise au point du Ministère de l’Economie sur les chiffres de la pauvreté au Sénégal publiés par l’ANSD, Plume de Citoyenne a noté le fait suivant :

Le Ministère a précisé que depuis 2017 près de 316 941 ménages reçoivent régulièrement leur bourse de sécurité familiale pour un montant de 100 000 FCFA par année et par bénéficiaire. Soit 8500 FCFA par mois, donc moins de 300 FCFA par jour et par bénéficiaire.

En faisant ce cumul, on note que sur la période de cinq années (de 2017 à 2021), l’Etat du Sénégal a décaissé près de 158 milliards (158 470 500 000 FCFA) pour assurer la sécurité familiale à 316 941 citoyens. Soit une Dotation mensuelle de 31 milliards (31.694.100.000 FCFA) à une franche de 5% de la population globale.

Comme souligné dans ma récente Plume Citoyenne, le développement est un processus rationnel combiné avec une prise en compte réelle des facteurs endogènes pour des solutions durables et factuelles sur le vécu des populations.

Chaque franc du contribuable dépensé doit servir de levier pour générer une plus- value. La sécurité sociale est vitale mais garantir une durabilité a plus d’impact pour assurer l’autonomisation des populations.

Ces 158 milliards cumulés sur cinq années, alloués à seulement 5% de la population, auraient pu servir à 15% voire 30% de la population si les fonds avaient été dépensés dans la production à valeur ajoutée.

Avec cette somme, le Gouvernement pourrait encourager une joint-venture entre l’Etat, le secteur Privé et le Citoyen pour la création d’unités industrielles.

Par exemple, la demande étant forte dans l’agroalimentaire (pour ne citer que ce domaine qui est une activité phare dans l’économie sénégalaise) notamment dans tout ce qui est transformation de céréales et de produits alimentaires prisés par la population, pourquoi nos marchés sont-ils inondés de ces produits étrangers (jus – lait- fromage – biscuits – céréales – friandises – etc.), si l’expertise et la compétence locales évoluant dans ce domaine peuvent les produire sur place pour la consommation locale des populations. N’oublions pas que d’où ils viennent, ces produits sont d’abord destinés à la consommation de leur population avant d’être exportés vers d’autres marchés internationaux.

En stoppant l’importation de seulement 50% de ces produits étrangers, l’Etat pourrait établir un partenariat gagnant-gagnant dans la stabilité économique et la sécurité sociale du pays en allouant ces 158 milliards à la création d’unités industrielles et en confiant la gestion et la production au privé local pour résorber en partie l’épineux problème de l’emploi local et ainsi réduire la pauvreté par la formation des jeunes sur les métiers phares dont le pays a besoin pour émerger.

Tous les ingrédients sont ainsi réunis pour face à la pauvreté au Sénégal.

Les Infrastructures doivent être mises en place par l’Etat avec l’argent du contribuable, la gestion confiée à l’expertise privée locale et enfin la production et la consommation par la population elle-même.

Il faut une conscience citoyenne ancrée et un nationalisme fort pour nous permettre de faire face à la pauvreté dans nos pays.

L’Etat seul ne peut pas tout faire.

Il faut une vraie synergie entre les autorités administratives, l’expertise privée locale et les citoyens.

TOUS ENSEMBLE POUR UN SÉNÉGAL ÉMERGENT ET LIBRE.


Plume de Citoyenne Marem KANTE

Mercredi 15 septembre 2021.

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