CEMAC : pourquoi la BEAC réactive le comité de normalisation financière

0
Le tchadien Abbas Mahamat Tolli, gouverneur de la BEAC, invité à ne pas restreindre la liquidité en ces temps de covid-19.

La Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) a décidé de réactiver le Comité régional de normalisation financière (Corenofi) tombé en hibernation depuis dix ans en vue d’assurer un meilleur contrôle et un suivi efficient des établissements d’épargne et de crédit en activité dans les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

La réhabilitation de cette instance de régulation indique-t-on à la Banque centrale, s’explique notamment par l’environnement  économique difficile intégrant de nouveaux systèmes et moyens de paiement et de nouveaux acteurs utilisant notamment les technologies de l’information et de la communication.

« Nous nous sommes réunis pour impulser les activités du Coronefi, donner un élan à ce comité et en revoir les textes constitutifs, de manière à le rendre à même de continuer son activité de normalisation financière. Et de tenir compte des évolutions financières de notre sous-région. Aujourd’hui, la normalisation va viser à intégrer tous les nouveaux acteurs, les nouvelles solutions et technologies à utiliser dans le secteur financier, pour que la normalisation en cours englobe à la fois les solutions et les nouveaux acteurs », a déclaré le gouverneur de la BEAC, Abbas Mahamat Tolli.

Créer en 2002, le Corenofi est entre autres chargé de l’élaboration des normes et standards techniques applicables à l’activité bancaire et financière englobant les systèmes et moyens de paiement, notamment la nature, le contenu et le format des messages échangés entre les établissements financiers. Il a également pour objectif de l’élaboration des normes et protocoles de sécurité des systèmes et moyens de paiement, de l’interopérabilité et de l’interbancarité.

La réflexion en cours qui intègre la problématique du blanchiment des capitaux et la criminalité économique à travers le financement du terrorisme met un accent sur la nouvelle composition des devant redynamiser cette instance où la définition des axes de normalisation financière reste une priorité pour son déploiement dans  la sous-région.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here