Industrialisation : le Togo passe à la vitesse supérieure

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Si le secteur agricole constitue l’un des piliers économiques du Togo, le pays ne profite pas suffisamment de cette manne, qui reste principalement exportée sous forme brute. Avec la future plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), le pays entend passer à la vitesse supérieure et industrialiser sa production in situ.

Moins de deux mois après la signature d’un partenariat entre le spécialiste des zones industrielles intégrées ARISE IIP et la République togolaise, le chantier de la plateforme industrielle d’Adétikopé, à 27km au nord de Lomé, est officiellement lancé. Objectif : fournir au pays une zone industrielle de 400ha destinée aux investisseurs locaux et étrangers. Il sera atteint en deux temps et la première phase (129ha) sera livrée dès janvier prochain.

Afin de permettre au Togo de bénéficier des revenus issus de l’industrialisation de son secteur agricole et de combler son manque à gagner dû à l’export de matières non transformées, PIA ambitionne de devenir une plaque tournante essentiellement pour le secteur agricole, à commencer par la filière coton (égrenage et filature, tissage, teinture et finition, vêtements) et l’agro-transformation (soja, riz, café, cacao, maïs, sésame, cacahuètes, mangues, ananas). Cette plateforme industrielle sera également un site de production de médicaments génériques, de produits cosmétiques, d’assemblage automobile et de recyclage du plastique et du métal, entre autres.

Services logistiques intégrés

Pour proposer aux investisseurs un cadre propice en vue de l’implantation d’usines pour la transformation sur place de produits locaux, cette plateforme comprendra : un espace industriel, un espace commercial, des espaces verts, une zone résidentielle pour les travailleurs, des réservoirs d’eau, un poste de police, une caserne de pompiers, un centre médical, une cantine. S’y ajouteront des services logistiques multimodaux intégrés tels qu’un parking d’une capacité de 700 camions, un parc à conteneurs d’une capacité de 12 500 EVP, une zone de stockage du coton et d’autres matières premières et une zone de 200 000 m2 dédiée aux autres activités logistiques. Afin de simplifier les démarches administratives, un guichet unique regroupant tous les services et agences requis sera mis à disposition des investisseurs, sur place. Il centralisera notamment les autorités d’enregistrement des sociétés, autorités fiscales, douanes, services d’immigration, autorités environnementales…

Attractivité de l’économie togolaise

« Dans un contexte international morose marquée par l’impact économique de la crise sanitaire, le lancement de PIA démontre une fois de plus l’attractivité de l’économie togolaise. Nous nous réjouissons du développement de cette infrastructure de pointe, l’un des projets phares du PND 2018-2022, qui deviendra sans aucun doute l’un des vecteurs essentiels de la politique dl’industrialisation entamée par le Togo », a indiqué M. SaniYaya, ministre de l’Economie et des Finances du Togo.

Aux manettes de ce projet de 130 millions de francs CFA (200 millions d’euros) qui générera quelque 35 000 emplois directs et indirects, ARISE Industrial Industrial Platforms (IIP), une joint-venture mise en place en début d’année entre Olam (49,5%) et l’institution financière multilatérale AFC (50,5%) pour développer des zones franches africaines. Ce PPP entre ARISE IIP et le gouvernement du Togo est le premier projet d’ARISE dans le pays et sa deuxième zone industrielle en Afrique, après celle de Nkok au Gabon (GSEZ), qui a permis de drainer plus de 1,7 milliard de dollars d’investissements en neuf ans. Avec la future zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), le Bénin devrait prochainement leur emboîter le pas.

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