A Wall Street, la peur des lendemains qui déchantent nourrie par un vaccin covid-19 qui tarde

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La statue de la fille qui n'a pas peur face au marché, représenté ici par un taureau, emblème de Wall Street.

La peur, voilà le moteur psychologique des Bourses américaines et, derrière, des Bourses mondiales. Jeudi, Wall Street a trébuché après une petite euphorie autour d’un vaccin probable du covid-19 développé par la firme Moderna, vaccin qui mettra deux ans avant d’être opérationnel. Les espoirs d’un éventuel vaccin COVID-19 avaient pourtant aidé le S&P 500 à effacer la majeure partie d’une baisse antérieure de 34% de son record, à 5%. Mais jeudi, l’indice boursier des 500 grandes sociétés cotées sur les bourses aux États-Unis a cédé 0,3% alors que le Nasdaq perdait 0,7% à 10 473,83 points.

La montée des nouvelles infections et le sentiment que le président Donald Trump soit, comme le déclare Nancy Pelosi, présidente démocrate de la chambre des représentants, “un homme perdu qui refuse de demander son chemin”, contribuent à maintenir le marché dans son trend baissier.

De plus, la poursuite des licenciements massifs aux USA confirme que la première économie mondiale est encore grippée en dépit des assurances de la Maison Blanche. Environ 1,3 million de travailleurs ont demandé des allocations chômage la semaine dernière. C’est légèrement en baisse par rapport à la semaine précédente mais de seulement 10 000. L’allocation de 600 dollars donnée aux chômeurs américains devrait expirer à la fin de ce mois avec un renouvellement qui fera sans doute l’objet d’une nouvelle passe d’armes entre républicains et démocrates à quelques mois des présidentielles.

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