Côte d’Ivoire: à korhogo, ville natale de Amadou Gon Coulibay: “le lion s’est couché”

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Amadou-Gon-Coulibaly dans son village de Korogho (Archives).

Par Ouattara Aly, Korogho.


A 635 kilomètres d’Abidjan, Korogho la bourdonnante a entendu la nouvelle du décès de son prince, Amadou Gon Coulibaly, mort dans l’après-midi du 8 juillet des suites d’un malaise cardiaque. Descendant du patriarche Peleforo Gon Coulibaly, fondateur de la dite ville, l’homme politique avait gardé une relation totémique avec son “village”, terme qui renvoie aux essences et à la patrie dans les cultures africaines.

«C’est une grande perte pour Korhogo. Tous les projets de développent vont prendre un coup d’arrêt. Parce que, quoi qu’on dise, Amadou Gon Coulibaly œuvrait pour le développent de la ville même si, d’autre part, il est reproché a son entourage de prôner la violence», déclare Sekouba Cissé, vendeur de pièces détachées véhicules et moto au quartier Koko-mosquée centrale. Pour sa part, Seydou Coulibaly , président du conseil d’administration de l’union des transporteurs des savanes (U.T.S), estime qu’il faut “tout laisser entre les mains du bon Dieu. C’est lui qui q décidé ainsi”. Barthelemy Soro est encore plus explicite: «Nous venons de perdre l’architecte de Korhogo et c’est d’autant plus grave que le président Alassane Ouattara ne se présentera pas, alors qui d’entre les cadres peut faire l’affaire ? Le lion s’est couché à jamais. Le baobab du nord ivoirien s’est couché. Il était bon… ».

La nouvelle du décès du premier ivoirien, dauphin constitutionnel du président ivoirien Alassane Ouattara aux élections présidentielles d’octobre prochain, s’est répandu dans la ville de korhogo après le journal de la télévison France 24 qui l’a souligné en rouge. Ce qui était considéré comme des fake news par les réseaux sociaux s’est confirmé à travers ce média international. Du coup, la nouvelle du décès de l’arrière -petit fils du patriarche Peleforo Gon fondateur, de la ville de korhogo, est parti de bouche à oreille de maison en maison.

Dans la cour familiale dénommée ’’le djassa’’ du premier ministre au quartier populaire SOBA , des bâches blanches sont en train d’être dressées progressivement pour accueillir d’éventuels visiteurs pour présenter leurs condoléances. Des véhicules sont garées ça et là et le occupants adossées au mur de la cour familiale. Ls gens sont tous dans la consternation et s’apprêtent pour la veillée coranique, a-t-on remarqué. La ville connaît un calme plat: baisse flux de la circulation dans les quartiers. Au siège du RHDP, parti au pouvoir, c’est un silence de cimetière, des voitures sont stationnées ça et la. Les dirigeants locaux aperçu sont au recueillement. Ils refusent de se prononcer.

La lumière s’est éteinte au restaurant VIP OBALI appartenant à des sœurs du premier ministre a-t-on constaté. Des vigiles forment de petit groupes et échanges sur le sujet de l’heure.

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