Tunisie : Récolte record de céréales pour la campagne 2018-2019

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Women picking tomatoes in a field at a small farm where theuy work for a daily salary of about 8 Tunisian Dinars (GBP 3.0). Women picking tomatoes and peppers in the field. According to the women and the manager of the small farm the average daily salary for the work is just 8 Tunisian Dinars (3,4 Euros). Mads NISSEN/Panos-REA *** Local Caption *** Africa, Veiled women, Labour, Poverty, Crops, Agriculture, Rural,

Le secteur de l’agriculture en Tunisie a été caractérisé par une récolte record de céréales pour la campagne 2018-2019 qui a atteint près de 24 millions de quintaux contre 14,1 millions la saison écoulée, selon les données de la Banque Centrale de Tunisie (BCT).

Selon l’institut d’émission, cette récolte exceptionnelle est répartie entre 12,6 millions de quintaux de blé dur, 1,8 million de blé tendre, 9,1 millions d’orge et 309 mille de triticale. « Ceci permettra de réduire, partiellement, les importations de céréales et de maîtriser le déficit de la balance alimentaire », ont avancé les dirigeants de la BCT.

Concernant le secteur de l’arboriculture, les données de la BCT indiquent que la récolte d’huile d’olive pour la campagne 2019-2020 sera aussi une récolte record qui devrait atteindre 350.000 tonnes contre 140.000 tonnes la saison précédente. De même, la production des dattes attendue pour la même campagne est estimée à 355.000 tonnes dont 287.000 de la variété deglet-nour, soit une hausse de 23% par rapport à la campagne écoulée.

S’agissant de la filière laitière, les quantités produites de lait frais ont connu une légère hausse au cours des huit premiers mois de 2019 pour atteindre 940 millions de litres contre environ 911 millions pour la même période une année auparavant. « L’année 2019 devrait connaître une stagnation de la production laitière, pour rester au même niveau que celui de l’année précédente, soit 1.310 millions de litres », souligne la BCT.

L’institut d’émission projette pour la production de viandes rouges une légère progression de 1,5% en 2019, pour atteindre 121.300 tonnes contre 119.600 tonnes en 2018.

« Pour ce qui est de la balance alimentaire, elle a connu, pour les neuf premiers mois de l’année en cours, un déficit de 1114,5 millions de dinars contre 294 millions de dinars au cours de la même période de l’année 2018, soit une forte hausse de 279%. « Cette évolution est imputable, principalement, à la baisse des exportations (-14,3% contre 65,5%) due à la nette régression des ventes d’huile d’olive (-39,6%), contre une hausse des importations (7,3% contre 19,4% une année auparavant) ». Ainsi, le taux de couverture s’est détérioré de 18,6 points de pourcentage pour s’établir à 74%. La BCT signale tout de même que ce déficit représente seulement 7,5% de celui de la balance commerciale globale.

Tunisie : La Banque Centrale table sur une reprise économique en 2020

La Banque Centrale de Tunisie (BCT) table sur une reprise économique  avec un taux de croissance attendu de 2,7% après des prévisions de croissance pour l’année 2019 de 1,4% contre 2,4% en 2018, ont annoncé les responsables de cet institut d’émission basé à Tunis.

Selon eux cette reprise économique a pour soubassement la consolidation de l’activité touristique,  la reprise attendue du secteur agricole en relation avec la récolte exceptionnelle d’olives à huile et un retour progressif de l’activité industrielle suite à l’entrée du gisement « Nawara » en exploitation.

« Il est à signaler que ce niveau de croissance semble insuffisant pour surmonter les défis majeurs auxquels fait face l’économie tunisienne, en particulier le taux de chômage élevé à 15,3% au deuxième trimestre de l’année 2019 (28% pour les diplômés de l’enseignement supérieur) », tempère la BCT.

Selon les dirigeants de la Banque Centrale, la faiblesse de l’activité économique en Tunisie en 2019 s’explique, d’une part, par des facteurs internes tels que la baisse de la récolte d’olives à huile et de la production des hydrocarbures et, d’autre part, par le ralentissement de la demande extérieure, notamment celle de la Zone Euro, qui a impacté négativement les industries manufacturières destinées à l’export. Néanmoins, ils sont d’avis que l’amélioration de l’activité touristique, le retour progressif de la production du phosphate et dérivés, et la récolte céréalière record ont compensé, partiellement, l’impact de ces facteurs sur l’activité économique.

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