Cameroun-Congo : le projet de construction du barrage de Chollet prend la forme

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Les deux pays réactivent le projet de construction d’un barrage hydroélectrique pour renforcer l’offre en électricité en Afrique centrale.

Par Achille Mbog Pibasso

Le projet de construction du barrage hydroélectrique du Chollet sur le fleuve Dja à la lisière des deux pays se structure de plus en plus. Le Cameroun et le Congo s’étant accordés sur les termes de références au terme d’une récente session inter-Etats. Ces points concernent notamment les travaux préliminaires, les détails du projet, l’étude de l’impact environnemental et social alors que le 30 septembre 2019, a été retenue comme date du lancement de l’Appel public international à manifestation d’intérêt (APMI). 

Le barrage hydroélectrique du Chollet qui nécessite un financement entre  354 milliards de FCFA et 670 milliards de FCFA selon l’option d’aménagement qui sera mise en place par l’entreprise chinoise Sinohydro produira 600 Mégawatts (MW) devenant ainsi, l’infrastructure la plus puissante de la sous-région en la matière.

Financé par les deux pays, la construction du barrage hydroélectrique du Collet bénéficie également de l’appui des bailleurs de fonds, à l’instar de la Banque africaine de développement (BAD) très impliquée dans le financement des projets communautaires et intégrateurs dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et dans la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).

L’option d’investissement de type Build-operate-transfer (BOT) pourrait pousser d’autres bailleurs de fonds à s’intéresser à ce projet, dont la mise en service à l’horizon 2025 permettra de créer plus de 2000 emplois globaux et de fournir l’électricité au Gabon, à la République centrafricaine et à la République démocratique du Congo

C’est en 2015 que le Cameroun et le Congo avaient signé un protocole d’accord de 2 milliards de FCFA pour le projet d’aménagement de cette infrastructure hydroélectrique située entre le deux pays devant produire 600 MW et des lignes électriques associées.

Selon des sources, « les deux parties ont convenu de recruter par appels d’offres un partenaire en vue du développement du projet en mode partenariat public privé (PPP). D’autant plus que l’ouvrage les parties ont réaffirmé leur intérêt à faire du projet d’aménagement hydroélectrique de Chollet, la fondation de l’interconnexion électrique entre les deux Etats et éventuellement avec d’autres pays voisins dans le cadre des accords du Pool énergétique de l’Afrique centrale (PEAC) ».

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