La Guinée équatoriale se prépare pour les Assemblées annuelles de la BAD

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La Guinée équatoriale s’apprête à accueillir les Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement du 11 au 14 juin à Malabo.

Par Achille Mbog Pibasso

Après l’Inde et la Corée du sud qui ont accueilli ces deux dernières années les Assemblées générales du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), l’événement retrouve le continent cette année. Dans trois mois, en juin 2019, Malabo, la capitale de la Guinée équatoriale, sera l’épicentre de la finance africaine, à l’occasion des Assemblées annuelles de la BAD. En prélude à cet événement,  la Guinée équatoriale et la banque continentale ont signé un protocole d’accord qui détermine le cadre de coopération. Il s’agit pour les autorités de ce pays, de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que cette grand’messe de la finance africaine connaisse un succès sur tous les plans. 

S’exprimant à cette occasion,au nom des autorités équato-guinéennes, Bernardo AbagaNdong, coordinateur général du comité national technique en charge de l’organisation desdites assises, a rassuré que « le gouvernement et la population de Guinée équatoriale sont prêts et ont hâte d’accueillir l’événement phare de la Banque africaine de développement en 2019 ». En tout état de cause, a-t-il poursuivi, « nous sommes déterminés à faire de ces Assemblées annuelles dans notre pays, un succès des plus retentissants, qui renforcera notre prestige national, car un événement avec plus de 3.000 participants n’est pas une mince affaire à organiser ». 

Intégration régionale 

En marge des consultations régionales annuelles qui ont eu lieu du 25 février au 1er mars dernier à Abidjan, en Côte d’Ivoire, un aide-mémoire pour un bon accueil de l’événement a été signé avec les gouverneurs des pays actionnaires africains en présence du ministre des Finances de Guinée équatoriale, Lucas Abaga Nchama. La Guinée équatoriale a pris l’engagement de garantir le succès des Assemblées annuelles de la BAD dont le thème retenu cette année est « L’intégration régionale ». Il s’agit là, d’une des grandes priorités stratégiques de l’institution continentale connues sous l’appellation « High 5 » : éclairer l’Afrique ; nourrir l’Afrique ; industrialiser l’Afrique ; intégrer l’Afrique et améliorer la qualité de vie des populations en Afrique.

Le continent africain qui compte 1,2 milliard de personnes génère un Produit intérieur brut (PIB) total de 3 400 milliards de dollars. Seulement, la Banque mondiale (BM) situe à plus de 600 millions, le nombre d’Africains qui vivent sous le seuil de la pauvreté indépendamment des potentialités dont dispose le continent dont un sol et un sous-sol particulièrement riches qui devraient faire du continent africain le grenier du monde. En plus des problèmes d’infrastructures qu’il faut résoudre, l’intégration régionale doit être renforcée pour favoriser une meilleure circulation des personnes et des biens, d’autant que des échanges interafricains sont bas.

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