L’agence  Standard and Poor’s a confirmé cette semaine la note de la dette du Maroc à “BBB-” avec perspective  stable. La note BBB-, dernière marche sur l’échelle investment grade (catégorie d’investissement), est rarement accordée à un pays africain.

Longtemps candidate à ”l‘investment grade“, la Tunisie d’avant la révolution en avait  rêvé avant de basculer dans les catégories inférieures. L’Afrique du Sud et le Botswana (A-) ont eu à en jouir favorisée par une économie émergente et diversifiée pour l’un et par une gestion rigoureuse des recettes issues du secteur minier (diamants) pour l’autre.

Si elle reste de loin la première économie africaine par l’innovation, le degré de sophistication et le poids de son secteur financier (ce ne sont pas les changements de la base de calcul des PIB qui y changeront quelque chose, n’en déplaise au Nigeria), l’Afrique du Sud de Jacob Zuma n’est désormais qu’à l’échelle BB+.

Pour sa part, le Maroc doit son appréciation au retour de la croissance du secteur agricole et aux efforts de réduction des déficits, notamment budgétaires.

Un probable relèvement de la note du royaume est conditionné à l’amélioration de ” sa compétitivité et de sa capacité à faire face aux  chocs macro-économiques extérieurs”. En revanche, la note  pourrait être revue à la baisse si le gouvernement ne respecte par son plan de consolidation budgétaire.

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