Par  Aïda Lo 

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La compagnie britannique d’exploration pétrolière et gazière, Sound Energy, vient de signer un protocole d’accord -non contraignant- avec son partenaire OGIF (Oil & Gas Investments Fund’s) pour le rachat de tous les actifs du fonds d’investissement marocain. Celui-ci, détenu par plusieurs institutions financières (Attijariwafa bank, CIMR et CDG, Mamda-Mcma, Saham, Finance Com & Advisory et Finance Group) contrôle respectivement 20% et 75% des parts sur les domaines Tendrara et Méridja, situés à l’Est du Maroc. 

Une fois l’accord conclu, Sound Energy contrôlera 75% des participations totales de Tendrara et Méridja avec le statut d’opérateur. Les 25% restants seront contrôlés par l’ONHYM (office national des hydrocarbures et des mines).

A travers un communiqué, James Parsons, directeur général de Sound Energy, exprime son enthousiasme par rapport à cette nouvelle étape ; «Cette transaction octroie à sa firme un portefeuille très attractif et consolidé sur l’Est du Maroc ». Elle augmentera, selon Parsons, de manière significative le potentiel du réservoir de gaz dans la zone avant d’entamer le forage du troisième puits TE-8, prévu le mois prochain.

En contrepartie, l’OGIF obtiendra 272 millions de nouvelles actions ordinaires de Sound Energy sous réserve de l’approbation de ses actionnaires. Pour le groupe britannique, maintenir le fonds marocain dans le tour de table leur procurera une position très avantageuse au Maroc, profitant ainsi de l’influence des grandes institutions -composant le fonds- sur l’économie marocaine.

Il a été également convenu, lors de la signature de l’accord, que les deux partenaires devraient trouver ensemble une solution de qualité mais à faible coût pour la réalisation du pipeline reliant Tendrara au Gazoduc Maghreb Europe (GME). Un projet qui tient à cœur d’OGIF qui souhaite financer, construire et exploiter cette nouvelle infrastructure.

Par la même occasion, la compagnie britannique a dévoilé les résultats de ses tests sur le puits TE-7.  Au final, la société a fait couler un peu moins de 1,0 Bscf (milliard de pieds cubes standard de gaz) sur une période de 56 jours en flux continu. Elle entame désormais une phase finale d’accumulation de pression. Sachant que tout au long de l’essai, le débit a été limité à un retrait maximal de 40%. La société confirme que, comme prévu, aucune trace d’eau et aucune indication d’obstacle n’ont été détectées. D’ailleurs, l’entreprise entend surveiller les puits TE-5 et TE-6, afin de confirmer la connectivité physique du réservoir.

 

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