L’état des lieux des projets du Plan Sénégal Emergent (PSE) entre le 2 avril 2012 et le 31 décembre 2015 révèle l’ampleur des montants mobilisés par le gouvernement. Entre ces deux dates, 236 conventions de financements ont été signées pour un montant de 4 028 milliards de FCFA. Le secteur des «Infrastructures de Transport» y est prépondérant, représentant 24% des montants conventionnés contre 16% pour l’Agriculture et 15% pour l’Energie.

Le premier bailleur de fonds du PSE est la Chine, qui représente 20% des montants signés, devant la Banque Mondiale (13%), et la Banque Islamique de Développement ( BID) pour 11,47%. Le montant des conventions signées par la BAD représente environ 5%, ce qui place l’institution panafricaine à la 6ème place, derrière l’Agence française de développement (9,17%).

Si l’ion intègre les 6 premiers mois de l’année 2016, la BID passe à la première place devant la Chine. Bailleur de fonds du projet de Train Express régional (195 milliards de FCFA), la BID a un pipe line d’approbation de 280 milliards de FCFA au titre de l’année 2016. Quant au portefeuille de la Banque Islamique de Développement en cours d’exécution, il est constitué de 24 projets (36 opérations) pour un montant total de 647 milliards FCFA (1136 millions US$).

De l’avis des experts, le problème du PSE ne tient pas à la mobilisation des ressources mais surtout à l’exécution des contrats. Le taux de décaissement ne dépasse pas 12 à 15%. D’après des recoupements obtenus par Financial Afrik, il aurait fallu engager les processus d’attribution des marchés en même temps que la signature des conventions.

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