Par Amadjiguéne Ndoye,

Le Kenya bénéficie depuis le 27 juin d’un prêt de 135 millions de dollars de la Banque africaine de développement (BAD), destiné à lancer la deuxième phase d’un projet énergétique qui profitera à 300 000 de ses clients kényans, et permettra l’accès à l’électricité à 1,5 million de personnes.

Le coût total du programme, incluant la phase 1 approuvée en novembre 2014, s’élève à quelque 900 millions de dollars EU, financés par la BAD, le gouvernement kényan et le Groupe de la Banque mondiale.

Ainsi, le projet kényan de connectivité du dernier kilomètre « Last Mile » vise à aider le gouvernement kényan et la société Kenya Power, fournisseur national d’électricité, à répondre à l’accroissement de la demande en étendant le réseau de distribution national. Le projet prévoit d’étendre le réseau basse tension à partir des transformateurs de distribution existants, de sorte d’atteindre les ménages situés dans un rayon de 600 mètres.

Le projet va préfinancer également les coûts d’extension de lignes basse tension et les coûts de raccordement aux clients potentiels, compteurs compris. Plus spécifiquement, la phase 2 du projet prévoit la fourniture du matériel de distribution nécessaire aux 300 000 nouveaux raccordements, la construction de lignes basse tension de distribution ; la supervision et la gestion du projet ; et des activités de renforcement de capacités dans des domaines d’expertise cibles.

La consommation électrique actuelle du Kenya est de 130 Kwh par habitant/mois, faible par rapport à la consommation moyenne de 550 kWh en Afrique subsaharienne. Mais elle devrait augmenter de 45 % d’ici à la fin de 2017.

Répondant aux objectifs du gouvernement kényan, qui entend porter le taux national d’accès à l’électricité à 70 % en 2017 et 100 % en 2020, contre de 53 % aujourd’hui, Kenya Power a raccordé 25 % de clients supplémentaires durant l’exercice 2014-2015. A la mi-juin 2016, Kenya Power comptait plus de 4,7 millions de clients.

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