Mme Chantal Angoua, responsable du point focal OGP-Côte d’Ivoire, par ailleurs conseiller technique au ministère de l’Industrie et des Mines.
Mme Chantal Angoua, responsable du point focal OGP-Côte d’Ivoire, par ailleurs conseiller technique au ministère de l’Industrie et des Mines.

La Côte d’Ivoire prépare la phase active de déploiement des activités du Programme Open Government Partnership (OGP ou Partenariat pour un gouvernement ouvert). Une initiative visant à améliorer la gouvernance publique dont la mise en œuvre doit être lancée dès le 1er juillet.

 

Un atelier de pré-validation du programme d’activité de l’OGP se tient du 16 au 18 juin afin de proposer au gouvernement pour validation, un projet de 18 engagements pour les deux prochaines années.

L’OGP est une initiative lancée en 2011 par huit pays (Etats-Unis, Grande-Bretagne,

Afrique  du   Sud,   Philippines,  Norvège,  Mexique,  Indonésie   et  Brésil). Il vise à promouvoir la transparence dans la gestion des affaires publiques par une plus grande responsabilisation et implication des citoyens afin de renforcer la lutte contre la corruption et améliorer la qualité de la gouvernance. Ce, dans un esprit de collaboration avec les acteurs non étatiques, les organisations de la société civile et les médias.

Ainsi, en adhérent à cette initiative en octobre 2015, le pays s’engageait notamment à rendre accessibles et compréhensibles les informations sur la gestion publique en direction de toutes les catégories de populations pour une meilleure transparence de l’action publique et pour une plus grande implication des citoyens dans la vie nationale.

Après un premier atelier fin janvier dernier, le Comité technique, point focal de l’OGP, a entrepris une série de consultations en vue d’associer toutes les composantes de la société (membres de l’administration, secteur privé et société civile) à l’élaboration du projet de plan d’action. Aussi ce dernier atelier vise-t-il à étudier les contributions recueillies, formalisées dans 18 engagements, afin de proposer au gouvernement un document consensuel de mise en œuvre du programme.

« C’est un document cadre qui comprend des engagements que l’Etat prend et qui va être mis en œuvre sur les deux années à avenir. Il s’agit notamment des mesures portant sur la lutte contre la corruption, la publication de données économiques et financières etc. », nous a confié Mme Chantal Angoua, responsable du point focal OGP-Côte d’Ivoire, par ailleurs conseiller technique au ministère de l’Industrie et des Mines.

La perspective immédiate est de transmettre le document-projet, qui sortira des dix-huit engagements soumis à l’atelier, au comité interministériel de pilotage que préside le Premier ministre pour validation au plus tard le 30 juin, avant d’être envoyé aux instances internationales de l’OGP, a-t-elle poursuivi.

La mise en œuvre du plan d’action OGP est prévue pour démarrer dès ce 1er juillet et c’est le ministère de l’Industrie et des Mines, point focal du programme en Côte d’Ivoire, qui est chargé du suivi.