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• Depuis 2004, PDG de La Loyale Assurances, PCA de La Loyale Vie et PCA de Athema Finances, Bernard Abouo doit à tout prix redresser la barre d’une compagnie manifestement en difficulté.

A l’issue de la réévaluation des notes de LA LOYALE ASSURANCES SA, Bloomfield Investment Corporation a décidé de dégrader la note à long terme de BBB- (note d’investissement) à BB- (note spéculative) et d’abaisser la perspective de stable à négative.

 

L’agence a également décidé de dégrader la note à court terme de B (note spéculative) à C (note spéculative) avec une perspective négative. Ces notes ont été par ailleurs mises sous surveillance (watch list).

 

Un niveau d’activité en baisse
Le niveau d’activités a baissé en 2014 (4 912 millions de francs CFA contre 6 188 millions de francs CFA) avec la perte d’importants clients et une faible réactivité de la compagnie pour le règlement des sinistres. Le chiffre d’affaires est en baisse depuis l’année 2011.

En outre, la capacité (jugée faible) de LA LOYALE ASSURANCES SA à se projeter raisonnablement dans l’avenir, à anticiper l’impact de changements dans l’environnement sociopolitique sur ses activités, a contribué à la régression du chiffre d’affaires. Cette situation a perduré en 2015, souligne Bloomfield.
L’exploitation est en perte de vitesse, bien que la compagnie affiche des indicateurs de performance en hausse en 2014 (marge technique brute : +11% ; résultat des opérations de réassurance : + 63% ; résultat d’exploitation : +12% ; résultat net : +169%).

Cette progression n’intervient pas véritablement dans un contexte de forte exploitation et d’amélioration du niveau d’activités. Face à la concurrence, LA LOYALE ASSURANCES SA affiche un recul de son positionnement.
La société enregistre une baisse de sa marge de solvabilité (surplus de marge de 1 444 millions de francs CFA contre 1 528 millions de francs en 2013) et une insuffisance de couverture de ses engagements réglementés (taux de couverture de 69% en 2014, en dessous de la norme de 100%, et contre 110% en 2013).
La politique d’investissements reste par ailleurs difficile à mettre en œuvre du fait des difficultés de trésorerie.
La politique d’encaissement des arriérés de primes semble ne pas être efficace au regard du montant fort de ces arriérés au 31 décembre 2014. Le renforcement des fonds propres, le relèvement de l’organisation et la sécurisation des avoirs financiers sont les préoccupations majeures auxquelles LA LOYALE ASSURANCES SA tente d’apporter des solutions.

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