L’Algérie envisage d’effectuer un prêt auprès de la Chine pour financer certains projets. Cette décision, fait suite à son renoncement à l’endettement extérieur mise en vigueur depuis 2005.

A l’issue d’une rencontre avec Lu Xin Hua, le président du conseil chinois pour la promotion de la coopération sud-sud, le ministre algérien du commerce, Beikhti Balaib, a indiqué que « les discussions sont actuellement en cours avec la partie chinoise », sans précision sur le montant du prêt envisagé. Pour lui, il s’agit d’une «exception » que compte faire l’Algérie compte tenu « des faibles taux d’intérêt appliquées par la Chine et de la qualité des relations entre les deux pays».

Le président algérien, Abdelaziz Bouteiflika, alors encouragé par la hausse des prix des hydrocarbures, avait avait pourtant annoncé en 2005 que son pays n’aura plus recours à l’endettement extérieur, avant de mener une politique active de remboursement anticipé de prêt.

Ce choix s’expliquait par l’effondrement du marché pétrolier en 1986, conjugué au poids élevé de la dette extérieure.

 

Par Bandiaré NDOYE