La Banque mondiale a annoncé l’octroi d’un financement supplémentaire de 50 millions de dollars à la Tunisie dans le cadre du Programme intégré de résilience aux catastrophes (ResCat), dont l’enveloppe initiale s’élève à 125 millions de dollars. Selon un communiqué publié ce mercredi 5 mars, ce nouvel appui vise à renforcer la capacité du pays à faire face aux risques climatiques et aux catastrophes naturelles.
Ce financement additionnel permettra notamment d’étendre les dispositifs de protection contre les inondations urbaines à trois zones particulièrement exposées : Tunis-Ouest, Gabès et Djerba, en capitalisant sur l’expérience acquise dans les villes de Bizerte, Monastir et Nabeul, déjà couvertes par la première phase du programme.
L’institution souligne que ce renforcement intervient dans un contexte de vulnérabilité accrue aux inondations, aggravée par le changement climatique. Les fortes précipitations enregistrées en janvier 2026 — les plus importantes depuis plus de 70 ans — ont provoqué d’importantes perturbations dans plusieurs régions du pays.
En ciblant des corridors densément peuplés et des pôles économiques stratégiques, cette extension devrait bénéficier à plus de 660 000 personnes supplémentaires.
Les investissements prévus visent à maintenir l’activité des entreprises, préserver les emplois existants et générer de nouvelles opportunités, notamment dans l’exploitation et la maintenance des infrastructures de protection contre les inondations. Ils devraient également contribuer à limiter les interruptions de services essentiels et les pertes économiques, améliorant ainsi les conditions de vie dans les zones urbaines les plus vulnérables.
Ce financement additionnel permettra par ailleurs de renforcer l’intégration entre les infrastructures physiques, la modernisation des systèmes hydrométéorologiques et d’alerte précoce, ainsi que les mécanismes de financement des risques de catastrophe, afin de mettre en place un système de résilience cohérent et coordonné.
L’appui s’inscrit dans la continuité des résultats obtenus depuis le lancement du programme en 2021. Le projet initial, financé par la Banque mondiale et l’Agence française de développement (AFD), a déjà permis de protéger près de 170 000 personnes vulnérables contre les inondations et de déployer des systèmes pilotes d’alerte précoce dans plusieurs villes tunisiennes

