[Article premium offert] Révélé à la face du monde  par le site Confidentiel Afrique, l’affaire Société des hydrocarbures du Tchad (SHT) et Orabank Tchad exposerait  le ministre des Finances et du Budget.

Selon le site panafricain d’informations, environ 30 à 45 milliards de FCFA ont été siphonnés des comptes de la Société des hydrocarbures du Tchad (SHT)  ouverts à Orabank Tchad. Informé du scandale par les pandores de l’Agence nationale des renseignements (ANR), le Président Mahamat DEBY ITNO Alias KAKA “a presque piqué un malaise” rapporte Confidentiel Afrique, avant de prendre la décision, le 23 juin, de mettre aux arrêts, Idriss Youssouf BOY, son secrétaire particulier réputé intouchable. Dans la foulée, Mamadou BASS, Directeur général d’Orabank Tchad, est appréhendé par les limiers de l’ANR. 

Quant à Boayom Michel, directeur général de la Société des Hydrocarbures du Tchad (SHT), il a été limogé par décret en même temps que Tahir Issa Souleymane, son directeur adjoint. La SHT sera désarmais dirigée par ERIC NDOASSAL, directeur général et Zakaria Saboun, DG Adjoint. Les spéculations vont bon train.

Si son nom revient souvent dans le dossier, le ministre des Finances et du Budget, Tahir Hamid Nguilin, qui a opposé un droit de réponse  à Confidentiel Afrique,  s’est lavé à grande eau, via un communiqué du 24 juin signé de sa cellule de communication et arguant que l’argentier  n’est  concerné «ni de près, ni de loin » par l’affaire en cours à la SHT. 

Le même jour, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement Abderaman Koulamallah, se fendait d’une déclaration pour le moins circonstanciée: “Il y a eu une enquête qui a abouti à la mise en lumière de malversations au niveau de la SHT. Ces malversations ont conduit à un probable détournement de 13.929.645.111 milliards de Fcfa pour être bien précis”. Il n’y aura pas de cachoterie sur cette affaire qui est extrêmement grave”, insiste le ministre. La disparité des montants évoqués exige une enquête approfondie et un audit de la SHT. 

Aux dernières nouvelles, la Commission Bancaire de la CEMAC (COBAC) a dépêché une délégation devant arriver en même temps que les administrateurs de Oragroup. 

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