Houphouët Boigny, premier président de Côte d'Ivoire, a donné une orientation libérale et africaine (social démocratie et économie de rente) à l'économie de son pays. Dans les années 90, son premier ministre d'alors, Alassane Ouattara, sous la pression du FMI et de la Banque Mondiale, engagera des réformes qui ont abouti à une série de privatisations et au désengagement de l'Etat de certains secteurs clés; Aujourd'hui, le président Ouattara, au terme de dix ans de croissance économique, présente un bilan éloquent du point de vue macroéconomique mais à rapporter sur les indicateurs sociaux. Cette chronique pose un véritable débat au delà de la vision binaire qui prévaut en ce moment dans ce pays, géant économique prisonnier d'un système démocratique en panne, voire en recul.

Le papier Côte d’Ivoire reste une valeur courue sur le marché financier  régional. La preuve, cette nouvelle levée de 64,999 milliards de FCFA enregistrée ce 22 février sur le marché financier de l’UMOA.

Au terme de l’adjudication des BAT (Bons assimilables du Trésor) de maturité 182 jours et d’obligations assimilables du trésor (OAT) de maturité    de 7 ans et 10 ans, le Trésor ivoirien s’est retrouvé  noyé par une demande record.  L’opération a été sursouscrite à 177 % par des investisseurs avides de stabilité, de solidité et de performance. 

Il s’agit d’un plébiscite du management public ivoirien, de la solidité de ses institutions et du rayonnement dont jouit ce pays locomotive sous le leadership de Alassane Ouattara. Il faut le dire, la pondération de ce banquier-président constitue un gage de retour de bonne fortune de la part des investisseurs intéressés avant tout par tirer les marrons du feu. Dans une Afrique de l’Ouest en ébullition, l’effet Ouattara procure un sentiment de sécurité sans lequel aucun investisseur, fut-il  casse-cou ne risquera un kopeck. La meilleure manière pour un dirigeant, réformiste ou révolutionnaire, de tester l’efficacité de sa politique publique, est de solliciter le marché. Ce temple de l’offre et de la demande, apolitique et amoral, n’obéit qu’à la seule  injonction du couple risque/rendement. 

Sur le montant des soumissions des investisseurs, l’émetteur en a retenu 64,999 milliards de FCFA et rejeté les 50,098 milliards de FCFA restants, soit un taux d’absorption de 56,47%.

Le trésor public ivoirien s’est engagé à rembourser les BAT jours le premier jour ouvré suivant la date d’échéance fixée au 23 aout 2022.
Les intérêts sont payables d’avance et précomptés sur la valeur nominale des bons qui est d’un million de FCFA.

Quant au remboursement des obligations, il se fera le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance fixée au 23 février 2029 pour les OAT de 7 ans et le 23 février 2032 pour les OAT de 10 ans. Le paiement des intérêts d’un taux de 5,30% l’an pour les OAT à 7 ans et 5,50% pour les OAT à 10 ans s’effectuera dès la fin de la première année.

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