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Moïse Katumbi retourne à la terre

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Du cuivre vert (maïs) à la riziculture, Moïse Katumbi élargit son activité agricole. La terre constitue en effet la ressource sans laquelle il ne peut y avoir de récoltes, d’élevage ou de foresterie. Ainsi, le potentiel d’expansion des superficies cultivées est l’un des principaux aspects à prendre en considération dans la planification du développement de l’agriculture dans un pays. C’est ce qui explique le retour à la terre de Moïse Katumbi.

Deux ans après son retour d’exil favorisé par l’avènement au pouvoir du président Felix Tshisekedi,  Moïse Katumbi qui a renoué avec ses affaires au pays notamment dans son fief de Lubumbashi a relancé la culture de la  production du riz à Kashobwe. Pour cette campagne 2021, la production dépasse 1.300 tonnes de riz selon les informations en notre possession.

Prospère homme d’affaires dans le domaine minier, le trading, la pêche…, Moise Katumbi Chapwe a cru bon de diversifier ses investissements en donnant une priorité au sol plus qu’au  sous-sol, laisse entendre un de ses proches collaborateurs. Le fermier Katumbi soutient mordicus qu’il est possible de faire de la République démocratique du Congo le grenier de l’Afrique. Mais cela passe par une prise de conscience, la détermination, et aussi un investissement dans le capital humain. C’est dans cette optique qu’il a réalisé un investissement de 20 millions USD dans un espace de 15.000 hectares, le Mas​hamba, situé dans le village Futuka à 30 km de Lubumbashi, chef-lieu de Haut-Katanga. Mashamba est un vaste domaine agraire sur des milliers d’hectares, plus vaste que la ville de Paris, propriété de l’homme d’affaires. Des maïs, à perte de vue, en constituent la principale culture, occupant plus ou moins 11.000 hectares. Les 4.000 autres hectares sont partagés entre la culture du soja et le parc animalier.

A l’instar d’Aliko Dangote qui réalise depuis un moment des grands investissements dans le secteur agricole, Moïse Katumbi a également renforcé ses investissements dans la culture du développement de la terre, seul moyen par lequel l’Afrique deviendra autosuffisant. Car le  développement de l’agriculture permettra in fine au continent de combler la question du déficit alimentaire et de palier à la sécurité alimentaire pour répondre aux objectifs du millénaire. L ‘Afrique   dépense plus de sept (7) milliards de dollars par an pour ses importations de riz, indispensables pour sa sécurité alimentaire, alors que le continent est doté d’un grand potentiel de production. C’est pour combler le déficit de cette céréale, aliment de base dans de nombreux pays africains, à l’instar de la Rdc que l’ex gouverneur du Katanga s’est lancé dans la production agricole du riz à travers une chaîne de valeur.

Amoureux de la terre, l’ex-gouverneur du Katanga est convaincu que la transformation structurelle de l’agriculture est une condition préalable pour accroître la productivité du travail et le niveau des revenus, mais surtout pour créer des emplois décents. Cela suppose de trouver des moyens financiers, humains et matériels pour une bonne mise en œuvre des projets agricoles à valeur ajoutée à grande échelle dans le pays.

Rodrigue Fénélon Massalahttp://www.financialafrik.com
Rodrigue Fenelon Massala est Grand Reporter à Financial Afrik. Il est diplômé en Diplomatie de l'ENAM de Ouagadougou et détenteur d'un Master 2 en management des médias et communication de l'Ecole Supérieure de Journalisme (ESJ) de Lille. Rodrigue Fenelon Massala est un panafricaniste passionné de culture, de géopolitique internationale, d'histoire contemporaine et de la finance africaine.

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