lundi 20 septembre 2021
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Gazoduc EACOP de l’Afrique de l’Est : les banques européennes face aux ONG

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Porté par Total, le gazoduc de l’Afrique de l’Est rencontre un faible appétit des  banques françaises soucieuses de leur image.  Le pipeline qui doit relier l’Ouganda au Port de Tanga en Tanzanie devrait passer par le parc national du Serengeti selon les ONG. Invitées à participer au financement,  BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole, Credit Suisse et Barclays jouent à une sorte de course de lenteur.   Le mandat de conseiller financier est confié au géant sud-africain Standard Bank et à son partenaire et actionnaire,  l’ICBC de Chine, ainsi qu’à la  SMBC du Japon. 

La défiance des banques européennes s’explique par la forte pression des organismes comme Bank Track, Reclaim Finance et Energy Voice, qui militant pour des financements dans des projets verts et le respect de l’environnement. Les autres parties prenantes du projet sont la CNOOC de Chine, la Compagnie pétrolière nationale ougandaise et la Tanzania Petroleum Development Corporation. Des dizaines d’ONG régionales et internationales ont appelé les gouvernements de Tanzanie et d’Ouganda, ainsi que les entreprises  impliquées et les banques,  à arrêter le projet.  Un site web,  www.stopeacop.net, a été mis en place pour contrer le projet.   Le coût total de l’EACOP devrait s’élever à environ 3,5 milliards de dollars.

Albert Savana
Journaliste depuis 20 ans dans la presse économique africaine  et auteur de plusieurs enquêtes et reportages. A couvert plusieurs sommets de l’Union Africaine, de la Commission économique africaine et de la Banque Africaine de Développement.

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