lundi 20 septembre 2021
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Banques : Progression de 8% du bénéfice de la Société Ivoirienne de Banque en 2020

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Le bénéfice après impôts de la Société Ivoirienne de Banque (SIB), filiale du groupe bancaire marocain Attijariwafa Bank, a enregistré au terme de l’exercice 2020 une progression de 8% comparé à l’exercice 2019, ont annoncé les dirigeants de cet établissement bancaire basé à Abidjan.

Il faut dire que cette progression est de loin moins élevée par rapport à l’exercice antérieur où elle se situait à  21%.Le bénéfice de l’exercice sous revue s’est établi à 30,261 milliards FCFA contre 28,057 milliards de FCFA au 31 décembre 2019, soit un accroissement de 2,204 milliards de FCFA contre 4,857 milliards de FCFA en 2019. Le total bilan de la SIB a connu en revanche une progression de 11%, s’établissant à 1224,290 milliards de FCFA contre 1099,398 milliards de FCFA en 2019. Cette réalisation a été principalement impactée par les hausses des ressources clients de 15% et des emplois clientèle de 10%.  La SIB a en effet vu ses ressources collectées auprès de sa clientèle passer  de 837,016 milliards de FCFA  au 31 décembre 2019 à 965,945 milliards de FCFA un an plus tard, soit un accroissement de 129 milliards. Parallèlement, la banque a consenti à cette même clientèle des crédits de 854,858 milliards de FCFA contre 775,428  milliards de FCFA antérieurement, soit une évolution de 79,430 milliards.

Le produit net bancaire (PNB) a, de son côté progressé de 4% à 74,467 milliards de FCFA contre 71,887 milliards de FCFA un an auparavant. Selon les responsables de la SIB, cette évolution  est portée d’une part par  la marge net d’Intérêt  en liaison avec la hausse des encours moyens de crédit de 13%  et d’autre part par la marge sur activités de marché en raison de la hausse des revenus des activités de portefeuille. Ils reconnaissent que le PNB subit toutefois un recul des commissions de 2% du fait principalement de la sous-activité, notamment sur l’international. 

Les frais généraux ont été relativement bien maitrisés en ce sens qu’ils n’ont évolué que de 2%, à 33,412 milliards de FCFA contre  32,650  milliards de FCFA  en 2019.Quant au résultat brut d’exploitation, il est en hausse de 5% à 41,054 milliards de FCFA contre 39,237  milliards de FCFA un an auparavant. Le coût du risque de la banque s’est en revanche détérioré de 10% durant la période sous revue, passant de 5,613milliards de FCFA  en 2019 à 6,149  milliards de FCFA un an plus tard. Selon les responsables de la SIB « il reflète les effets de la crise sanitaire qui a entraîné plusieurs défauts des clients, notamment chez les particuliers et chez les entreprises dont les plus importants, qui présentaient une certaine fragilité, ont dû être déclassés ». Ils estiment par ailleurs que, face à l’ampleur de la crise sur les activités économiques et à ses conséquences non encore toutes visibles, et du fait des difficultés tangibles des clients à faire face à leurs engagements, il a paru prudent de tenir compte de l’impact de cette crise sur la capacité des clients déjà fragiles à revenir à meilleure fortune. C’est ainsi que  des provisions complémentaires, conformément à la réglementation, ont été constituées sur les créances déjà compromises et déclassées, et qui se sont élevées à 3,5milliards. 
Le taux de sinistralité de la banque s’est abaissé à 5,84%  en lien avec la hausse des emplois. En revanche, le taux de couverture des créances douteuses a augmenté à 93% contre 86% en 2019.

Pour sa part, le résultat d’exploitation de la banque s’est accru de 4% (contre17%en 2019) à 34,905 milliards de FCFA contre 33,624 milliards de FCFA à fin décembre 2019.En perspectives pour l’exercice 2021, les dirigeants de la SIB sont d’avis que l’achèvement de l’année 2020 avec une seconde vague de la pandémie Covid-19 conduisant à des mesures nouvelles de confinement à travers le monde et à la reconduction de l’Etat d’urgence sanitaire en Côte d’Ivoire, « n’augure pas de bons auspices pour l’exercice 2021, au cours duquel les impacts de la crise devraient continuer à avoir des effets négatifs sur le tissu économique. » Dans cet environnement, ils avancent que leur établissement continuera à jouer son rôle de banque leader en poursuivant la mise en œuvre  de son plan  Impact 2023.

Albert Savana
Journaliste depuis 20 ans dans la presse économique africaine  et auteur de plusieurs enquêtes et reportages. A couvert plusieurs sommets de l’Union Africaine, de la Commission économique africaine et de la Banque Africaine de Développement.

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