Côte d’Ivoire : La SAPH s’offre ‘’la plus grande usine de Caoutchouc d’Afrique’’

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De g à droite : MM Amoakon Banga (ancien PCA de SAPH) ; Bertrand Vignes, (Directeur Général de SIPH) ; Jean Louis Billon (PCA de SAPH) ; Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Kobena Kouassi Adjoumani ; Le Ministre des Eaux et Forêts et Pdt du Conseil régional de la NAWA, Alain Richard Donwahi ; Marc GENOT (DG de SAPH) ; Jules Dally (Pdt du FPH) ; Charles Emmanuel Yacé (Pdt de l’AUPCH) ; Aymeric Villebrun, DG de la SGBCI ; Guigni Marc (DGA SGBCI)

La Société africaine de plantations d’hévéas (SAPH) poursuit sa politique d’investissement pour augmenter les capacités industrielles de sa filière Caoutchouc. Ce jeudi 8 avril, elle a procédé au lancement de la construction d’une nouvelle usine dans le département de Soubré au sud-ouest de la Côte d’Ivoire.


Deux ponts bascule de capacité 60T chacun ; des aires de réceptions situées hors périmètre usine ; des surfaces de stockage matières premières et produits finis ; une usine de 10t/h ; des bassins de lagunage. Ce sont là les différents compartiments de la nouvelle unité industrielle que la SAPH, filiale de SIPH et membre du Groupe SIFCA, va sortir de terre dans le département de Soubré, au sud-ouest de la Côte d’Ivoire, pour la transformation de caoutchouc naturel. Ce 8 avril 2021, la SAPH a procédé au lancement du démarrage effectif des travaux de construction de cet ouvrage de grande envergure estimé à 17 milliards de FCFA et dont la livraison est prévue pour novembre 2022.

Cette usine qui est la sixième unité industrielle de la SAPH est conçue pour doubler ses capacités de production en allant jusqu’à 120.000T/an alors que chacune de cinq autres usines oscillent entre 20. 000 et 60.000T/an. Ce qui a fait dire à Marc Génot, directeur général de la SAPH, que c’est de loin « la plus grande usine de caoutchouc en Afrique ».
Et selon le patron de la SAPH, le choix de cette région se justifie par le fait que dans cette zone qui compte 10.000 planteurs, il y a une énorme quantité de la production de caoutchouc naturel qui n’est malheureusement pas transformée avant d’être exportée « parce qu’il y a trop de production par rapport au niveau de capacité industrielle ». La SAPH, acteur majeur de cette filière (25% de la production nationale), a donc décidé de renforcer ses capacités industrielles pour palier à la situation. Cette sixième usine de collecte de fonds de tasse et de transformation va donc contribuer à accroitre la valeur ajoutée du caoutchouc ivoirien avant son exportation.

Avec une production de près de 950.000 tonnes en 2020, la Côte d’Ivoire, quatrième producteur et exportateur mondial de caoutchouc naturel compte plus de 164.000 planteurs pour une superficie exploitée de 580.000 hectares. Cependant, ses capacités d’usinage et de transformation estimées en 2020 à près de 664.000 tonnes restent encore insuffisantes par rapport à la production. Si bien que toute cette production est exportée à hauteur de 30 à 35% en produit frais, c’est-à-dire non transformé. Avec un chiffre d’Affaires d’environ 150 Milliards de FCFA, la SAPH qui a produit autour 218.000T de caoutchouc en 2020 et prévoit d’aller jusqu’à 230.000T en 2021 a donc investi pour se donner les moyens d’accroitre son volume d’exportation de caoutchouc transformé qui était déjà de 35%. Et cette opération conventionnée par l’Etat ivoirien bénéficiera d’avantages fiscaux sur les capacités de transformation de l’hévéa.

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