Mohamed Salia Tourén, porte-parole du gouvernement malien

Des ministres du gouvernement malien ont animé ce mercredi 10 mars à Bamako, un point de presse sur les mesures prises par le gouvernement dans le but de faire baisser les prix des denrées de première nécessité sur le marché.

Après avoir donné des éclaircissements sur les raisons de la hausse des prix sur la base des analyses faites, le ministre du Commerce, de l’Investissement et de l’Industrie, Harouna Niang, a rappelé que la Covid-19 a impacté l’offre et la demande des produits, confirmant que le pain est passé de 250 à 300 F CFA.

Et pour faire baisser le prix, le gouvernement a revu la fiscalité. Les mesures prises à ce niveau ont consisté à abandonner la TVA sur l’importation de la farine. La seconde mesure a été le dialogue avec les acteurs du secteur. Ce qui a permis de convaincre une grande partie des boulangeries à revenir au prix de 250 F CFA. D’autres ont demandé un temps de réflexion.

Pour ce qui concerne la viande, le ministre a fait savoir que la raison de la hausse est en grande partie interne. Selon lui, l’aliment bétail vient du coton et le gouvernement espère que cela aura un effet dépressif sur les prix au niveau de l’huile et de l’aliment bétail.

Autre produit concerné par la hausse : le riz. A ce propos, Harouna Niang a rappelé que la variété la plus consommée est le riz brisure 25%. Et pour ce riz, dira-t-il, il sera appliqué une baisse de 50% de la base taxable sur une quantité de 250.000 tonnes.

Pour rassurer les populations, le ministre Mohamed Salia Touré, porte-parole du gouvernement, a expliqué que le stock restant des produits alimentaires peuvent approvisionner les marchés maliens pendant 17 jours pour le riz, 92 jours pour le sucre, 59 jours pour le lait en poudre, 63 jours pour la farine et 44 jours pour l’huile alimentaire.

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