Niger : le scrutin émaillé par la mort de sept membres de la CENI

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De notre Envoyé spécial à Niamey, Issouf Kamagaté

Ce dimanche 21 février, jour du deuxième tour du scrutin présidentiel au Niger, une voiture de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a explosé suite au passage sur une mine antipersonnel dans la commune rurale de Dargol, non loin de la zone des trois frontières et faisant sept morts, rapportent les autorités.

Une triste journée pour le pays et les deux candidats qui ont souhaité, ce dimanche après leur vote, un scrutin calme et apaisé. Inscrit au bureau de vote de l’Hôtel de ville de Niamey, Mohamed Bazoum (Pnds Tarayya), le dauphin de Mahamadou Issoufou qui a voté juste après ce dernier, a dit être animé par un sentiment de satisfaction, « au regard du calme qui a caractérisé ce second tour que nous avons mené ». Son challenger, Mahamane Ousmane du Rdr Tchanji, a aussi espéré que tout se passe bien, sans violences et dans le calme. Dans une déclaration en langue Haoussa, après son vote à Zinder, l’ancien président nigérien a souhaité que le calme qui a régné pendant la campagne soit le même jusqu’à la fin du scrutin.

Dans les centres CEG 25 Koira Kano et CES Zam (Niamey), la plupart des bureaux de vote visités ont tous observé un vote dans la tranquillité, excepté les bureaux de vote 482 et 483 de CES Zam, où des problèmes de pièces justificatives ont pénalisé certains électeurs. Selon Oumarou Eggo Ampaté, représentant du candidat du Pnds Tarayya dans un bureau de vote, une dizaine d’électeurs n’ont pas pu voter. « Normalement il faut la carte d’électeur pour voter. A défaut, un récépissé plus une pièce d’Etat civil. Maintenant on nous demande une procuration, une pièce d’Etat civil et un certificat de résidence cachetée par la Ceni » se plaint-il.

En dépit de ces cas, le vote s’est bien déroulé a affirmé Aboubakari Koudze Rachida du Réseau jeunesse et politique en Afrique de l’ouest (Rjpao). « Nous avons déployé des équipes dans près de cinq régions. Et nous échangeons à travers un forum Whatsapp où nous remontons également les informations en cas d’incidents », souligne-t-elle. Mais chez Ali Drissa, Coordonnateur de l’Observatoire du processus électoral (Opele) du Réseau des organisations pour la transparence et l’analyse budgétaire (Rotab), des griefs ont été relevés : retard de vote dans certaines régions (Tillaberi, Ayeru etc), refus de délivrance de certificat de résidence pour le vote, des listes additives dans certaines régions nomades. Ce réseau qui a déployé 500 observateurs dans plusieurs régions du pays constate des soucis de sécurité à Maradi, Dosso Jiratawa, des achats de conscience.

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