Côte d’Ivoire : grogne des producteurs de cacao contre le non-respect du Différentiel de Revenu Décent

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L’application de la mesure permettant aux producteurs locaux de cacao de bénéficier de 400 USD sur chaque tonne de cacao vendu, en Côte d’Ivoire et au Ghana, encore appelé Différentiel de Revenu Décent (DRD) est loin de connaitre une issue heureuse. Selon le président de l’Association des Producteurs et Organisations Professionnelles Agricoles de Côte d’Ivoire (Apropaci), Obed Blondé Doua, cette mesure n’est pas entièrement respectée par les industriels.

Cette organisation invite donc les deux grands producteurs (Côte d’Ivoire, Ghana) à peser de tout leur poids pour faire respecter à 100% le DRD dans lequel, estime-t-elle, les producteurs trouveront leur salut. Pourtant, en novembre 2020, le Conseil Café-Cacao (CCC) de Côte d’Ivoire et le Cocoa Bord du Ghana avaient affiché un satisfecit quant au respect de ce différentiel. D’ailleurs, la direction du CCC avait rassuré les producteurs à cet effet lors d’une rencontre tenue le 3 décembre à Yamoussoukro.

Mais, les choses semblent prendre une autre allure. Malgré la décision des producteurs de rompre toute collaboration avec les chocolatiers qui ne respecteront pas les clauses du DRD, le ton se durcit. Car l’on assiste à une mévente de la fève dans certaines régions notamment dans l’Indenié, où plus de 25% de la production est resté stocké dans les entrepôts. Le Collectif des sociétés coopératives de cette localité, qui produit à chaque campagne 92000 tonnes, s’indigne contre ce stock d’invendu qui impacte négativement leur production. Par le biais de leur première responsable, Ehora Yao, ils attendent évacuer ce stock; mais à quel prix ?

« L’Etat doit discuter avec les acteurs et les exportateurs de sorte à permettre aux nationaux et aux sociétés coopératives d’exporter le cacao à l’international, afin que les multinationales ne soient pas les seules à décider et à vendre le cacao sur le marché international », soutient Ehora Yao.

1 COMMENTAIRE

  1. Bonjour il faut que les multinationales respectent les accords signés avec les producteurs de cacao.A defaut il faut que nos dirigeants prennent leur responsabilités pour transformer le cacao sur place.merci

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