RDC : le conseil d’État annule la réélection d’Albert Yuma au patronat

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Albert Yuma Mulimbi, président de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) depuis 2005, réélu le 26 novembre 2020 pour la sixième fois consécutive

En RD Congo, le conseil d’État, saisi par le candidat malheureux Dieudonné Kasembo, a annulé vendredi 27 novembre, la réélection d’Albert Yuma à la présidence de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) pour non conformité aux statuts du patronat. Et exige une autre élection « organisée endéans 15 jours, conformément à la loi ».

Dieudonné Kasembo Nyembo avait saisi le conseil d’État le 25 novembre 2020, la veille des élections (tenues le 26 novembre) au motif que les procédures tendaient à « favoriser certains candidats ». Il accusait notamment l’assemblée générale ordinaire de la FEC d’organiser une élection « entachée d’irrégularités ».

A l’arrivée, Albert Yuma Mulimbi, président de la FEC depuis 2005, a été réélu à l’unanimité pour la sixième fois consécutive au même poste, battant ainsi ses deux concurrents (Michel Sefu et Dieudonné Kasembo) lors de l’assemblée générale constituée de 199 participants. Après avoir remercié l’assistance pour la confiance renouvelée, il avait, dans son message de circonstance, placé son nouveau mandat sous le signe de la continuité du combat déjà mené depuis 15 ans à la tête du patronat. Albert Yuma avait également promis de défendre les intérêts des opérateurs économiques contre toute influence politique.

Cette Assemblée générale élective s’est tenue suivant le Règlement  intérieur de la FEC, aux termes desquels le président est élu sur base de la candidature écrite retenue par consensus au sein du Comité des sages et pendant cinq jours ouvrables avant la date du vote. Une procédure qui n’est pas du goût du camp Kasembo qui la dénonce.

« Avant le scrutin, toutes les candidatures devaient passer par un certain conseil de sages avant d’être validées, alors que les statuts de la FEC ne reconnaissent nullement ce conseil de sages », a indiqué le collectif d’avocats de Dieudonné Kasembo Nyembo. «Pendant l’élection, les électeurs étaient contraints de voter par main levée. Une manière de mieux fixer et identifier le choix des candidats, alors que le vote est censé être secret », ont dénoncé les avocats.

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