Après Lisbonne et Luanda, Isabel dos Santos dans la ligne de mire de la justice néerlandaise

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La femme la plus riche du continent africain n’en finit pas avec les déboires judiciaires depuis le retrait, démocratique, de son père José Édouardo Do Santos du pouvoir. Isabel Dos Santos est de nouveau soupçonnée du côté de Amsterdam de transactions financières suspectes.

Selon nos sources, la Chambre des entreprises de la cour d’appel d’Amsterdam a décidé, jeudi 17 septembre, de procéder au gel des avoirs d’une entreprise établie en Hollande et contrôlée par son époux et partenaire d’affaires, Sindika Dokolo.
La société Exem Energy BV dirigée par le couple avait été utilisée pour acquérir des actions du capital du groupe d’hydrocarbures portugais Galp à travers des montages financiers ne répondant pas aux règles de l’art.

Au regard des lourds soupçons qui pèsent sur les conditions des transactions susmentionnés plus haut dans le cadre des prises de participation des actifs, des enquêtes ont été ouvertes en Angola où Isabel Dos Santos ne s’est pas rendue depuis bientôt trois ans, opposant par conséquent une fin de non recevoir à toutes les démarches de coopéreration avec la justice de son pays comme le laisse entendre le tout puissant procureur de Luanda, malgré la saisine de ses biens et avoirs en Angola et au Portugal.

La milliardaire et son époux sont donc dans le viseur des autorités judiciaires néerlandaises qui ont ouvert une enquête pénale pour de présumés détournements de fonds publics.
La justice hollandaise s’intéresse aux filiations d’affaire qui remontent à 2006, l’année à laquelle Sonangol, le géant pétrolier angolais était devenu l’un des partenaires du couple dans une société, Esperaza Holding BV, créée à Amsterdam un an plus tôt pour opérer une prise de participation dans le géant pétrolier portugais Galp.
En décembre de la même année, la Sonangol avait vendu étonnamment 40 % des parts d’Esperaza à Exem pour un montant fixé à 75 millions d’euros, dont 11 payables à la signature. Le reste étant converti en un prêt financé par la société publique angolaise. Par ailleurs, dans cette affaire juteuse, les enquêteurs découvrent que Sindika Dokolo et Exem détiennent des actions de participation dans Esperaza et Galp estimée à 465 millions d’euros.

De son côté, le géant pétrolier Sonangol dit n’avoir toujours pas perçu l’argent que lui doit Exem et dénonce un accaparement de dividendes générés par la participation dans Galp.

Le couple qui a toujours dénoncé un harcèlement teinté de campagne de sape fortement mise en oeuvre par le régime au pouvoir à Luanda, n’a pas encore réagi sur cette nouvelle affaire judiciaire.

Cependant dans l’entourage de la milliardaire, l’on se réserve le droit de ne ménager aucun effort pour répondre à toutes les attaques qui visent Isabel Dos Santos que Luanda voudrait réduire au silence car elle représenterait une alternative sérieuse capable de porter un coup politique au régime de Luanda.

La femme d’affaire angolaise, ex patronne de la toute puissante société pétrolière angolaise Sonagol, est soupçonnée par la justice de son pays d’avoir détourné, avec son époux Sindika Dokolo, les fonds publics à travers des montages financiers. Des griefs balayés par le couple qui argue être victime d’une vaste machination savamment orchestrée par les nouvelles autorités anglaises.

Par Rodrigue Fenelon massala, Grand Reporter

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