Mali: militaires et civils s’accordent sur les termes de référence du dialogue national

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Daouda Bakary KONÉ.

La première du dialogue national du Mali a eu lieu samedi et dimanche. L’événement  organisé dans plusieurs régions a rassemblé les  partis politiques, les syndicats, la société civile et les groupes armés signataires de l’accord de paix de 2015, à la notable exception des ex-rebelles de la CMA qui n’ont pas souhaité participer aux travaux. A l’inverse, l’on a relevé la présence massive des adeptes de l’imam Mahmoud Dicko, l’autorité morale du M5-RFP, cerveau de la constatation, soucieux de  la préservation des acquis démocratiques.

Selon les organisateurs, plus de 500 participants ont examiné samedi les «termes de référence», c’est-à-dire les objectifs de ces concertations nationales, tels que proposés par les militaires. Les participants ont pu proposer des amendements à ces objectifs et c’est désormais un comité d’experts qui doit en faire la synthèse.

Pour sa part Moussa Camara, conseiller de la junte chargé de faire la synthèse des modifications et enrichissements, affirme “que les participants sont venus de partout à travers les différents domaines et secteurs d’activités à savoir :  enseignants, chercheurs, responsables de la société civile ou fonctionnaires de l’administration malienne et des militaires”.

Notons que les membres de ce comité d’experts et  les participants ont été choisis par le Comité national pour le salut du peuple (CNSP). Ces derniers ont la lourde tâche d’y examiner les “termes de référence”, dans le détail, l’ensemble de ces contributions et de les prendre ou non en compte en vue des prochaines discussions, prévues cède jeudi à samedi prochains avec l’entrée dans le vif du débat , à savoir la durée de la transition et la qualité du président de la transition.

Les militaires du CNSP avaient préparé un premier document énumérant les causes multiples de la crise malienne : mauvaise gouvernance, corruption ou encore détérioration de la situation sécuritaire, pour ne citer que les premières.

Samedi, les participants ont pu ajouter certaines préoccupations, telles que l’emploi, la question migratoire ou encore l’impunité. Les partisans du M5-RFP, la coalition qui a mené la contestation populaire avant le coup d’État militaire, ont aussi, à nouveau, demandé à être associés à l’organisation de la concertation, au même niveau que la junte au pouvoir.

La semaine prochaine, les débats aborderont enfin les questions cruciales du moment, à savoir les organes de la transition politique à venir, sa durée ou encore la répartition des postes entre civils et militaires.

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