NSO Group, la société israélienne de logiciels espions maintient le cap en dépit de la controverse

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Dans cette photo d'archive du 5 mars 2020, le journaliste et activiste Omar Radi prend la parole après une audience au palais de justice de Casablanca. Le téléphone de Omar aurait été piraté à travers NSO Group. Le gouvernement marocain dément et exige des preuves.

Un tribunal israélien a rejeté une demande visant à priver NSO Group, la société controversée de logiciels espions , de sa licence d’exportation pour l’utilisation présumée de la technologie de l’entreprise dans le ciblage de journalistes et d’activistes. En janvier dernier, Amnesty International avait introduit une requête devant un tribunal israélien pour empêcher NSO de vendre sa technologie à l’étranger, en particulier à des régimes répressifs. Le tribunal de district de Tel Aviv a statué que les avocats d’Amnesty ne fournissaient pas de preuves suffisantes “pour prouver l’affirmation selon laquelle une tentative de traquer un militant des droits humains en essayant de pirater son téléphone portable” avait été effectué par NSO.

En 2018, Amnesty avait affirmé qu’un pirate informatique de NSO Group avait tenté de s’introduire dans le smartphone d’un des membres de son personnel, en utilisant un message WhatsApp concernant une manifestation devant l’ambassade saoudienne à Washington comme appât. NSO, une société israélienne de piratage pour compte d’autrui, utilise son logiciel espion Pegasus pour prendre le contrôle d’un téléphone, de ses caméras et de ses microphones, et exploiter les données personnelles de l’utilisateur.

La société affirme qu’elle vend sa technologie à des gouvernements approuvés par Israël pour les aider à combattre les criminels et le terrorisme. Dans un rapport publié le mois dernier, Amnesty International a déclaré que le téléphone du journaliste marocain Omar Radi avait été mis sur écoute en utilisant la technologie de NSO dans le cadre des efforts du gouvernement marocain pour réprimer les activistes. Le Maroc a vivement protesté et exigé d’Amnesty d’apporter des preuves de ce qui est présenté comme des “allégations”. De même, un dissident saoudien a accusé NSO Group d’être impliqué dans le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en 2018.

En octobre 2019, Facebook avait déposé plainte contre l’entreprise de cybersécurité israélienne NSO Group. Selon la firme de Mark Zuckerberg, le groupe aurait tenté de hacker 1 400 utilisateurs de l’application WhatsApp, notamment dess activistes des droits de l’Homme, des journalistes, des diplomates et des représentants de gouvernement.

Une enquête du site d’actualités Motherboard affirme pour sa part qu’un domaine similaire à la sécurité de Facebook avait été créé pour diffuser l’outil de piratage Pegasus de NSO. L firme israélienne a démenti ces allégations, les qualifiant de “conjectures recyclées et non fondées”.

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