RDC: le ministre Célestin Tunda démissionne

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Célestin Tunda.

Après avoir rué dans les brancards, le vice-Premier ministre, Célestin Tunda Ya Kasende, a officiellement remis sa lettre de démission du poste de ministre de la Justice et garde des Sceaux au Premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, samedi 11 juillet 2020, à Kinshasa. «Je suis venu rencontrer ce jour le Premier ministre, Chef du Gouvernement, après que j’ai eu à faire un examen personnel sur la situation de l’heure, pour lui remettre officiellement ma démission en tant que vice-Premier ministre, ministre de la Justice et garde des Sceaux», a-t-il expliqué à la presse, après son entretien avec le chef du gouvernement.

Célestin Tunda est convaincu de n’avoir “pas démérité” au sein du gouvernement et d’avoir “apporté un plus dans la consolidation de l’État de droit” en République Démocratique du Congo. «Je ne sais si je dois dire que je n’ai pas démérité. Mais, très humblement, je pars du gouvernement avec la conviction que mon action, au sein du ministère de la Justice, a apporté une pierre à l’édifice de la consolidation de l’État de droit dans notre pays», a-t-il ajouté. Célestin Tunda a, dans la foulée, remercié le Premier ministre Ilunga Ilunkamba qui l’a “encadré au sein du gouvernement”, le président de la République pour la ” confiance” placée en lui et sa famille politique pour son “soutien” à sa personne.

La démission de Célestin Tunda Ya Kasende était attendue après que le président Tshisekedi lui avait retiré sa confiance, n’étant plus autorisé à participer aux réunions du Conseil des ministres qui ont suivi. En effet, le ministre Tunda avait transmis, sans l’accord du Conseil des ministres ni de celui du Premier ministre, l’avis positif du gouvernement aux trois propositions de lois sur les réformes de la justice, initiées à l’Assemblée nationale par les députés de sa famille politique FCC, Aubin Minaku et Garry Sakata. Ces propositions de lois ont suscité de vives contestation dans la classe politique, notamment au sein du CACH et de l’opposition, ainsi qu’au sein de la société civile.

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