Droit de réponse de la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG)

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L'ancien village de Hamdallaye aujourd'hui déplacé pour les besoins de l'exploitation minière. Un scénario qui rappelle le film avatar.

Suite à notre article intitulé “En Guinée, la Banque Mondiale et BNP Paribas financent un nouveau film avatar“, nous publions ici en intégralité le droit de réponse de la Compagnie des Bauxites de Guinée signé du directeur général Souleymane Traoré.


La relocalisation du village de Hamdallaye a été réalisée conformément aux standards de la Société Financière Internationale (SFI), et sur la base d’un Plan d’Action, de Réinstallation et de Compensation (PARC). Ce plan a été rendu publique et validé collectivement avec toutes les parties prenantes. Toutes les décisions relatives à sa mise en œuvre ont été prises dans le cadre du « Comité de Réinstallation de Hamdallaye ».

Des représentants des autorités communales et sous-préfectorales, les autorités coutumières, les représentants de chaque lignage du village de Hamdallaye (hommes, femmes et jeunes) en font partie. L’élaboration et la mise en œuvre du PARC de Hamdallaye ont été réalisées dans le cadre d’un processus participatif et inclusif. Dans le cadre de ce PARC, la CBG a construit 173 habitations, un poste de santé, une école de 6 salles de classes, une mosquée de 300 places équipée de panneaux solaires, un marché, un centre polyvalent Communautaire, et 6 forages d’eau potable fonctionnels au moment du déménagement.

Avant d’entamer le processus de déménagement, les infrastructures d’habitation ont été validés individuellement par chaque ménage lors d’un processus participatif de réception technique incluant les autorités administratives, les sous-traitants en charge de la construction et la CBG. Chaque ménage a bénéficié d’une allocation de déménagement et d’aménagement pour la construction d’abri pour ombrage. Une allocation de transition a également été octroyée à toutes les personnes résidentes au village. Les personnes ayant été identifiées comme étant vulnérables ont bénéficié de mesures d’assistance complémentaires via une allocation spécifique. Ces mesures d’accompagnent transitoires s’ajoutent au Programme de Restauration des Moyens de Subsistance qui vise à améliorer les conditions de vie de la communauté sur le long terme. Le processus participatif d’engagement communautaire qui a abouti au déménagement de la communauté de Hamdallaye a commencé au mois de novembre 2019, bien avant la pandémie de COVID-19.

A la fin du mois de novembre 2019, les autorités administratives de Sangaredi, les Communautés de Hamdallaye et la CBG ont décidé d’un commun accord de créer une commission spéciale ayant pour mission de discuter des modalités de déménagement de la communauté de Hamdallaye. Au cours du mois de février 2020, les communautés ont reçu les clés de leurs nouvelles maisons et ont commencé leurs aménagements intérieur et extérieur. En début mars, la plupart des familles avait commencé à transporter leurs effets personnels sur le nouveau site, encore bien avant la déclaration de la pandémie de Covid-19 par les autorités guinéennes, contrairement aux allégations reprises sans vérification dans Financial Afrik.

Le premier cas de COVID-19 en Guinée a été enregistré le 13 mars. Le gouvernement guinéen a déclaré le pays comme étant touché par la pandémie le 30 mars, établissant ainsi un état d’urgence sanitaire avec des directives applicables sur l’ensemble de l’étendue du territoire national. La CBG avait pris toutes les dispositions pour se conformer strictement à ces directives afin de terminer le processus de déménagement au 7 avril 2020. Aucun cas de COVID-19 n’a été enregistré à date à Hamdallaye.


Note de la rédaction

Financial Afrik prend acte de ce droit de réponse et renvoie la CBG et les lecteurs au rapport à voir ici réalisé par e Centre du Commerce International pour le Développement (CECIDE) et l’Association pour le développement rural et l’entraide mutuelle en Guinée (ADREMGUI), et l’Inclusive Development International basé aux États-Unis, déjà cité dans l’article objet du droit de réponse. No comment.

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