Air Mauritius ouvre le bal des faillites des compagnies aériennes africaines

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L’ancien patron de la Royal Air Maroc, Mohamed Berrada, économiste émérite, qui eut la charge de piloter le porte-étendard marocain, au lendemain du 11 septembre 2001, avait l’habitude de dire : le moyen le plus rapide de transformer un milliardaire en millionnaire et de le pousser à investir dans une compagnie aérienne. La crise actuelle du Coronavirus donne raison à ce visionnaire dont les deux héritiers, Driss Benhima et Abdelhamid Addou, ont marché sur les pas, profitant d’un plan de vol bien tracé bien qu’en proie à d’incessants imprévus. Celui du covid-19 est carrément inédit, clouant les avions sur le sol depuis le mois de mars. Le salut de la compagnie marocaine, qui perd 5 millions d’euros par jour, et de sa flotte de 61 avions passe par un soutien financier immédiat de l’Etat pour faire face à des charges excessives et, d’autre part, quoiqu’une loi express est en cours, faire face aux douloureux remboursements des voyageurs qui n’ont pas pu effectuer leur voyage, sans parler des charges de leasing et de dettes. L’asphyxie de la RAM est à l’identique du sort des autres compagnies maghrébines, ouest africaines et autres. Toutes se débattent à l’instar de la Sud-africaine SA, en phase de sauvetage de l’Etat. Ou encore Air Mauritius alourdie par une perte de 9 milliards de roupies (225 millions de dollars)  à fin mars 2021 et des petites d’exploitations de 100% depuis cette date. L’état de faillite est entrevu dans le communiqué du conseil d’administration (1er juin) réclamant le sauvetage de l’Etat. Face à des investisseurs devenus rares, à des repreneurs industriels inexistants, Air Mauritius n’a qu’une seule alternative : demander le secours de l’Etat pour honorer des dépenses mensuelles de
350 millions de roupies pour les salaires et 250 millions de roupies pour les baux.

Sous administration depuis le 22 avril, MK fait face au plus grand défi de son histoire d’un demi-siècle avec la pression financière aggravée par la pandémie de Covid-19.

La crise du coronavirus a montré la vulnérabilité  de plusieurs compagnies aériennes  en Afrique en raison de l’interruption des lignes régulières de transport de passagers.

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