Au Nigeria, les chiffres glaçants de la lucrative industrie du Kindnapping

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Une maman exhibant la photo de sa fille enlevée par Boko Haram. Le rapt de plus de 200 jeunes filles, le 14 avril 2014 dans le nord-est du Nigeria illustre la faillite de l'Etat régalien dans sa mission de protection publique.

L’étude du cabinet SB Morgen tombée le 27 mai 2020 renseigne sur le poids de l’industrie du kindnapping au Nigeria. Entre juin 2011 et mars 2020, cette activité basée sur l’enlèvement suivi d’une demande de rançon a rapporté 7 milliards de Nairas soit 18, 34 millions de dollars. La tendance s’est accélérée ces dernières années puisque de janvier 2016 à mars 2020, les auteurs du rapport ont répertorié 11 millions de dollars versés sous forme de rançon.

Le rapport montre que quatre des 10 principaux États ayant enregistré un nombre élevé d’enlèvements au cours de la dernière décennie se trouvent dans le Sud du pays dont Bayelsa, Delta et Rivers dans la région du delta du Niger. Rivers State est en tête de la liste des 10 États avec les cas les plus élevés d’enlèvements au cours des 10 dernières années avec un total de 120 cas, suivi par Kaduna qui compte 117 cas.

Les données dont dispose SBM indiquent qu’en dollars américains, entre les 545 000 $ payés pour garantir la liberté d’Ernest Ohunyon dans l’État d’Edo en novembre 2011 et les 6868 $ versés pour libérer Ojo Ekundayo et Benjamin Iluyomade dans l’État d’Ondo fin mars 2020 , au moins 18 343 067 $ ont changé de mains entre les victimes et les ravisseurs. Il est important de souligner qu’au cours des premières années, il y a eu moins d’incidents et de plus grandes quantités ont changé de mains. Maintenant, il y a beaucoup plus d’incidents pour de plus petits montants, mais le grand nombre d’incidents, parlant de la démocratisation de l’industrie des enlèvements, signifie que l’économie des enlèvements fait désormais plus d’argent.

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