Henrietta Fore
Henrietta Fore, Directrice générale de l’UNICEF

L’UNICEF a lancé un appel de 1,6 milliard de dollars des États-Unis pour financer son action humanitaire en faveur des enfants touchés par la pandémie de COVID-19, ont annoncé les dirigeants de cette organisation onusienne.

Selon eux, ce montant en hausse par rapport aux 651,6 millions de dollars. visés par l’appel de l’organisation à la fin du mois de mars 2020. « Cette augmentation souligne les conséquences socioéconomiques désastreuses de la maladie et les besoins croissants des familles. Alors que nous entrons dans le cinquième mois de l’épidémie, les coûts des produits, des envois et du devoir de protection augmentent considérablement », a souligné l’UNICEF.

Selon Henrietta Fore, Directrice générale de l’UNICEF, cette pandémie constitue une crise sanitaire qui se transforme rapidement en crise des droits de l’enfant.

« Les écoles sont fermées, les parents sont au chômage et les familles sont soumises à une pression croissante. Alors que nous commençons à imaginer le monde de l’après-COVID, ces fonds nous aideront à riposter face à la crise, à nous relever de ses conséquences et à protéger les enfants de ses répercussions », a laissé entendre Mme Fore.

Selon l’UNICEF, l’accès à des services essentiels tels que les soins de santé et la vaccination systématique est déjà mis en péril pour des centaines de millions d’enfants. Ce qui pourrait entraîner une augmentation importante de la mortalité infantile. Parallèlement, les conséquences sur la santé mentale et le bien-être psychosocial des restrictions de déplacement, des fermetures d’écoles et de l’isolement qui en découle exacerbent probablement un stress déjà élevé, notamment chez les enfants vulnérables.

L’ analyse de l’UNICEF révèle qu’ environ 77 % des jeunes de moins de 18 ans dans le monde, soit 1,8 milliard de personnes, vivent dans l’un des 132 pays ayant imposé une forme de restriction des déplacements en raison de la COVID-19.

Pour les enfants dont les déplacements sont limités et dont les conditions socioéconomiques se détériorent, les facteurs de risque de violence, d’abus et de négligence augmentent. Les filles et les femmes sont davantage exposées au risque de violence sexuelle et de violence liée au genre. Souvent, souligne l’UNICEF, les enfants réfugiés, migrants et déplacés à l’intérieur de leur pays ainsi que les enfants rapatriés ont moins accès aux services et à la protection et sont plus exposés à la xénophobie et la discrimination.

« Nous avons observé les conséquences de la pandémie dans les pays disposant de systèmes de santé développés, et nous sommes préoccupés par ses effets possibles dans des pays où les systèmes de santé sont plus faibles et qui disposent de ressources moins importantes », explique Henrietta Fore. 

Dans sa riposte à la pandémie, les responsables de l’UNICEF avancent qu’ils ciblent les pays déjà touchés par une crise humanitaire et s’efforce à la fois de prévenir la transmission de la maladie et de limiter les effets de la crise sur les enfants, les femmes et les populations vulnérables, notamment en matière d’accès à la santé, à la nutrition, à l’eau et à l’assainissement, à l’éducation et à la protection.

« Pour l’instant, l’UNICEF a reçu 215 millions de dollars pour soutenir sa riposte face à la pandémie », ont révélé les dirigeants de l’organisation onusienne. Les fonds supplémentaires permettront, selon eux, à l’UNICEF de poursuivre son action en s’appuyant sur les résultats déjà obtenus. Au titre de ceux-ci, ils signalent notamment que des messages de prévention de la COVID-19 portant sur le lavage des mains et les règles d’hygiène en cas de toux et d’éternuement ont été diffusés auprès de plus de 1,67 milliard de personnes.

En outre, plus de 12 millions de personnes ont reçu des produits essentiels liés à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène, sans compter l’envoi de plus de 6,6 millions de gants, 1,3 milliard de masques chirurgicaux, 428 000 masques respiratoires N95, 291 000 blouses, 13 000 lunettes de protection, 63 500 écrans faciaux,200 concentrateurs d’oxygène et 34 500 tests pour diagnostiquer la COVID-19 afin d’aider 52 pays dans leur lutte contre la pandémie.

Au titre toujours des résultats, l’UNICEF avance que près de 80 millions d’enfants ont pu bénéficier d’un enseignement à distance ou à domicile, sans compter les 10,9 millions d’enfants et de femmes qui ont reçu des services de santé essentiels dans des établissements soutenus par l’UNICEF ou encore les 830 000 enfants, parents et personnes ayant la charge d’un enfant qui ont bénéficié de services de santé mentale et d’un soutien psychosocial.

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