Au Ghana, le FMI s’attend à une croissance économique de 7% en 2019

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La croissance économique du Ghana devrait passer de 6,3% en 2018 à 7% en 2019, d’après les prévisions du Fonds monétaire international (FMI) annoncées dans un communiqué publié jeudi 12 décembre sur son site.

Cette croissance, indique l’institution, est soutenue par de nouvelles découvertes potentielles de pétrole et de l’exploitation minière. Pour les prochaines années, elle table sur une taux d’environ 5% en moyenne.

Toutefois, le Fonds met en garde contre les risques susceptibles d’affecter ces prévisions: il s’agit, entre autres, des pressions sur les dépenses dans un contexte d’élections en 2020, et les difficultés de financement et des coûts du secteur financier et énergétique plus importants que prévu.

« À la hausse, à moyen terme, le Ghana pourrait bénéficier de nouvelles découvertes de pétrole, de prix du cacao plus élevés, d’une diversification rapide tirée par les efforts d’industrialisation des autorités et du potentiel de réformes de mobilisation des recettes intérieures », ajoute-t-elle tout de même.

Dans son communiqué, l’institution indique également que l’inflation est restée proche du centre de la fourchette cible ces derniers mois, ceci « malgré la répercussion de la dépréciation du Cedi et des tarifs des services publics plus élevés ». Quant aux réserves internationales, elles restent « stables, en partie grâce aux emprunts extérieurs ».

Selon le FMI, le déficit global du gouvernement ghanéen devrait atteindre 4,7% du PIB en 2019, tiré par des revenus inférieurs aux prévisions, des dépenses pour les programmes phares et des dépenses de sécurité inattendues en raison des nouveaux problèmes sécuritaires régionaux.  « La dette de l’administration centrale devrait atteindre 63% d’ici la fin de 2019, en partie à cause des coûts exceptionnels du secteur financier et de l’énergie », deux secteurs dont la situation devra porter le déficit global) un taux de 7%.

Pays riche en matières premières avec une économie principalement agricole, le Ghana, deuxième économie de la CEDEAO derrière le Nigeria, dispose d’un PIB estimé à 54,9 milliards d’euros en 2018.

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