UMOA : Les banques réalisent un bénéfice global de 456,9 milliards de FCFA en 2018

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Le système bancaire de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA) ont réalisé au 31 décembre 2018 un bénéfice global de 456,9 milliards de FCFA (685,350 millions d’euros), selon les données de la Commission bancaire basée à Abidjan.

Ce bénéfice est en progression de 24,0% par rapport à l’exercice 2017 où il s’établissait à 368,5 milliards de FCFA. Selon la Commission bancaire, toutes les places bancaires de la zone UMOA ont contribué à cette orientation favorable. La Côte d’Ivoire et le Sénégal ont enregistré plus de 100 milliards de FCFA de bénéfices avec respectivement 154,4 milliards et 113,0 milliards. Ces deux pays sont suivis de très loin par le Mali (67,8 milliards), le Burkina (67,7 milliards), le Niger (27,8 milliards), le Togo (19,7 milliards), le Bénin (4,4 milliards) et la Guinée‑Bissau (2,1 milliards).

Concernant le produit net bancaire (PNB), il s’est établi à 1 969,1 milliards de FCFA (+6,0%). Il est principalement composé des revenus nets des opérations avec la clientèle et de ceux relatifs aux opérations sur titres et opérations diverses, qui en représentent respectivement 70,9% et 26,8% contre 69,8% et 27,0% en 2017.

Les produits nets des opérations avec la clientèle ont progressé de 7,9%, s’établissant à 1 396,3 milliards de FCFA en 2018.  Quant aux produits nets des opérations sur titres et opérations diverses, ils ont augmenté 5,2% pour atteindre 528 milliards en 2018.

Concernant le résultat des opérations de trésorerie et opérations avec les établissements de crédit et assimilés, il est ressorti déficitaire de 211,5 milliards en 2018 après un déficit de 194,2 milliards un an plus tôt. « Cette évolution est induite par une augmentation de 1,9 milliard des charges combinée à une baisse des produits de 15,4 milliards », signale la Commission bancaire.

S’agissant des revenus des autres opérations (change, hors‑bilan, prestations de services financiers et divers), ils ont progressé de 2,1 milliards, soit 0,8%, en passant de 254,2 milliards en 2017 à 256,3 milliards en 2018.

« La croissance du PNB a permis de porter le produit global d’exploitation à 2 042,9 milliards en 2018, contre 1 972,2 milliards un an plus tôt, soit une variation annuelle de 3,6% », souligne la Commission bancaire

Le résultat brut d’exploitation a baissé de 4,2% en ressortant à 730,2 milliards, en raison principalement d’une progression plus importante des frais généraux (+9,4%) par rapport au PNB (+6,0%).

En prenant en compte les dépréciations nettes sur risques et pertes sur créances irrécouvrables chiffrées à 209,4 milliards, le résultat d’exploitation s’est établi à 523,4 milliards à la fin de l’exercice sous revue contre 422,3 milliards en 2017. Selon la Commission, les constitutions de provisions, en termes nets, ont concerné, par ordre d’importance, les établissements de la Côte d’Ivoire (87,2 milliards), du Burkina (33,7 milliards), du Sénégal (26,4 milliards), du Bénin (22,7 milliards), du Mali (20,6 milliards), du Togo (11,9 milliards), du Niger (4,9 milliards) et de la Guinée‑Bissau (2,0 milliards).

Que dire des principaux ratios d’exploitation des établissements de crédit ? Là aussi, les données de la Commission bancaire indiquent une évolution positive. C’est ainsi que le coefficient net d’exploitation (qui mesure le niveau d’absorption du PNB par les frais généraux), est en hausse 1,5 point de pourcentage, passant de 65,9% en 2017 à 67,4% en 2018.

Quant au taux de marge nette (qui mesure la profitabilité d’un établissement de crédit sur l’exercice en rapportant son résultat net au PNB), il a progressé de 3,4 points de pourcentage, pour se fixer à 23,2% en 2018 contre 19,8% en 2017.

Le coefficient de rentabilité (rendement des fonds propres par rapport au résultat net), a, de son côté, augmenté de 1,4 point de pourcentage en ressortant à 13,9% en 2018 contre 12,5% en 2017.

Le taux de rentabilité des actifs (rapport entre le résultat net et le total des actifs), a, pour sa part, progressé de 0,2 point de pourcentage, atteignant 1,2% au terme de l’exercice sous revue contre 1,0% en 2017.

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