La Mutuelle panafricaine de gestion des risques (ARC) et le secrétariat de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) signent un accord visant à renforcer la résilience face au changement climatique

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L-R : UN-ASG Mohamed Beavogui, sous-secrétaire général des Nations Unions et Directeur général de l’ARC, et Dr. Stergomena L. Tax, Secrétaire exécutif de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) échangeant des copies du protocole d’accord au siège du secrétariat de la SADC, à Gaborone, au Botswana.

«Ce partenariat nous permettra de travailler systématiquement avec la SADC à mieux définir les risques de catastrophe auxquels la région est confrontée, à renforcer les capacités d’intervention et les plans d’urgence disponibles et à offrir des options d’assurance souveraine pour une intervention rapide en cas de catastrophe naturelle » – Mohamed Beavogui, SSG et DG de l’ARC

La Mutuelle panafricaine de gestion des risques (ARC) et le Secrétariat de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) ont signé aujourd’hui un protocole d’accord visant à renforcer la résilience dans la région grâce à l’adoption de cadres novateurs sur la gestion et le financement des risques de catastrophe.

La région de la SADC est exposée à une multitude de risques liés au climat et aux catastrophes naturelles, dont les sécheresses, les inondations, les cyclones tropicaux, les tempêtes et les épidémies, entre autres, qui ont eu des effets dévastateurs sur les populations avec des conséquences négatives sur les moyens de subsistance et la croissance économique.

L’impact de ces catastrophes a confirmé le besoin de renforcement des mécanismes de préparation et de réponse disponibles pour s’adapter à la nature versatile des risques.

L’accord avec la SADC vise à aider à la mise en place de mesures proactives et complètes pour réduire l’impact négatif des catastrophes et autres facteurs de vulnérabilité en vue d’une meilleure adaptation. Il a été prouvé que l’alerte précoce, la planification d’urgence et le financement des risques moyennant une assurance sont susceptibles de renforcer la résilience, la capacité d’adaptation et la réduction des pertes.

«Ce partenariat nous permettra de travailler systématiquement avec la SADC à mieux définir les risques de catastrophe auxquels la région est confrontée, à renforcer les capacités d’intervention et les plans d’urgence disponibles et à offrir des options d’assurance souveraine pour une intervention rapide en cas de catastrophe naturelle », a fait remarquer Mohamed Beavogui, Sous-secrétaire général des Nations Unies et Directeur général de l’Institution de la Mutuelle panafricaine de gestion des risques.

La SADC dispose déjà d’une stratégie de réduction des catastrophes qui reconnaît l’importance vitale de partenariats et de la coopération pour lutter contre le large éventail de catastrophes qui menacent les vies et les moyens de subsistance de sa population.

Le Dr Stergomena L. Tax, Secrétaire exécutif de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), a indiqué que la formalisation du partenariat avec l’ARC placerait la région sur la voie d’un renforcement de son mécanisme actuel de réponse aux sécheresses et autres risques climatiques. «Nous pouvons maintenant travailler ensemble de manière résolue sur des questions d’intérêts communs et renforcer une approche régionale globale et intégrée en matière de réduction des risques de catastrophe et d’atténuation de toutes les formes de difficultés résultant de la variabilité croissante du climat, ce qui entraîne une augmentation de la fréquence et de la gravité des inondations, de la sécheresse et de la sécheresse dans la région de la SADC », a-t-il estimé. En outre, le Secrétaire exécutif a souligné l’importance de finaliser, de chiffrer et de déployer un plan d’action technique dynamique pour faire de la vision et du rêve des deux institutions une réalité dans l’intérêt des populations de la région de la SADC.

En vertu de l’accord, les parties collaboreront en autres pour :

  1. Élargir le financement des risques de catastrophe et leur intégration dans la politique et les cadres de gestion des risques de catastrophe dans la région de la SADC ;
  2. Procéder à un échange de données et d’informations sur l’alerte rapide sur le climat ;
  3. Piloter l’intégration de l’outil Africa RiskView dans les comités nationaux d’évaluation de la vulnérabilité ;
  4. Améliorer les outils existants de modélisation et de prévision des inondations aux niveaux régional et national ; examiner les données d’entrée utilisées dans le logiciel Africa Risk View, grâce au partage des méthodologies utilisées pour les estimations des précipitations et le suivi de la sécheresse ; et
  5. Financer les risques de catastrophe pour renforcer la capacité régionale de gestion et de financement des risques de catastrophe, et pour établir les mécanismes et les outils permettant aux mécanismes d’assurance contre les risques de répondre aux besoins humanitaires et de reconstruction et de redressement de l’infrastructure.

La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) est une communauté économique régionale (CER) créée en vertu du Traité de la SADC de 1992 et composée de 16 États membres. La majeure partie de la population et l’essentiel de la croissance économique de la région dépendent de l’activité minière, de l’agriculture, de la sylviculture, du tourisme et de la faune sauvage, ainsi que des industries de services qui sont tous largement exposés aux catastrophes climatiques.

La Mutuelle panafricaine de gestion des risques est un modèle localement développé, innovant, rentable qui prouve qu’il est en mesure d’aider les États Membres à renforcer leurs capacités à mieux planifier, se préparer et faire face aux phénomènes météorologiques extrêmes et aux catastrophes naturelles, assurant ainsi la sécurité alimentaire de leurs populations.

Depuis 2014, les États membres ont signé 32 contrats d’assurance représentant 73 millions USD de primes versées pour une couverture d’assurance cumulée de 553 millions USD en vue de la protection de 55 millions de personnes vulnérables dans les pays participants.

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