Sénégal: Macky Sall et Abdoulaye Wade se réconcilient à l’ombre de la plus grande mosquée d’Afrique de l’Ouest

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L’inauguration de la mosquée Massalikoul Djinane, vendredi 27 septembre à Dakar, a été ponctuée d’une poignée de main inespérée entre l’actuel président du Sénégal, Macky Sall, et son illustre devancier Abdoulaye Wade en guerre politico-judiciaire depuis dix ans. 

Devant le Khalife Général des Mourides, les deux hommes que tout oppose  se sont congratulés rajoutant de la solennité à une inauguration de la mosquée de 30 000 places sur 10 000 mètres carrés. 

L’heure est à l’unité et à la réconciliation dans ce joyau architectural qui a réuni en son sein et tout au dehors des milliers de fidèles.

Une mosquée de 10 000 mètres carrés.

Pour beaucoup de sénégalais, cet édifice de 20 milliards de Franc CFA (30 millions d’euros) financé par le Khalife Serigne Mountakha Mbacké et les concours participatifs des membres de la confrérie disséminés aux quatre coins de la planète est la preuve d’une sorte de renaissance sénégalaise. “Il n y a pas eu d’apport étranger. C’est un financement à 100% sénégalais», explique-t-on dans l’entourage du Kalife, petit fils de Cheikh Bamba, fondateur de la confrérie, exilé au Gabon par le pouvoir colonial le 21 septembre 1895. D’ailleurs, la date de l’inauguration coïncide avec le séjour du guide spirituel à Dakar.

La communauté Mouride  se distingue par la ferveur au travail et la discipline dans ses rangs. Des valeurs déjà relevées lors de la construction de la première grande mosquée de Touba,  entre 1927 et 1963, nécessitant une déviation du chemin de fer de l’ordre de 50 km et beaucoup de sacrifices. La nouvelle mosquée dotée de belles colonnes en marbre, d’une grande salle principale de prière de 7 000 places, d’une salle de 3 000 places pour les femmes, d’une grande esplanade aménageable pour 20 000 personnes, d’un institut islamique avec une salle de conférence de 2 200 places est le symbole du dynamisme d’une confrérie à la capacité de mobilisation exemplaire. De quoi certainement inciter les financiers à imaginer des Sukuk ou autres produits participatifs pour financer des projets d’infrastructures.

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