Maroc: derrière la démission surprise du patron des impôts

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L’annonce en fin de semaine de la démission de Omar Faraj, le patron de la Direction générale des impôts (DGI), surprend dans les milieux d’affaires marocains.

Remplacé par Khalid Zazou, précédemment directeur de la législation, des études et de la coopération internationale, selon une note de service diffusée le 17 septembre par le ministère des Finances, Omar Faraj a-t-il vraiment démissionné ?

Officiellement, il s’agit d’un départ à la retraite. Le quotidien l’Economiste, généralement bien informé, laisse entrevoir des «divergences» avec les orientations du ministre des Finances, Mohamed Benchaâboun, réformateur, partisan de l’élargissement de l’assiette fiscale. D’autres sources évoquent à demi-mots la «résistance au changement ».
Officiant depuis 2015 à la tête de la Direction des impôts, après avoir été, pendant 15 ans, directeur des domaines de l’Etat au sein du ministère de l’Economie et des finances, Omar Faraj appartient à la vieille école.

En pleine préparation de la loi de Finance 2020 et après avoir obtenu une prorogation de deux ans, repoussant de facto son départ à la retraite, ce départ est diversement interprété. D’aucuns y voient les prémices d’un chamboulement général attendu depuis le discours royal du 29 juillet appelant ouvertement à l’injection du sang neuf.La révision du modèle de développement marocain passe en tout cas par une nouvelle vision de la fiscalité au service de la production économique et non l’inverse.

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