La conférence internationale sur le financement de la croissance verte est co-organisée par le Centre du commerce international (ITC), l’African Guaranteed Fund ( AGF), le Nordic développent fund (NDF), la Banque africaine de développement (BAD) et l’État de Côte d’Ivoire.

Par OSSÈNE OUATTARA, Abidjan


Abidjan a abrité, le 19 juin, une conférence sur le financement de la croissance verte, organisée par le Centre du Commerce International (CCI), l’African Garantee Fund (AGF) et la Banque Africaine de Développement.

Les échanges qui se sont déroulés en présence du ministre de l’environnement, Anne-Désiré Ouloto, de la la Directrice Exécutive du Centre du commerce International, Mme Arancha GONZALEZ et, entre autres, du Directeur du changement climatique et de la
croissance verte au sein de la Banque Africaine de Développement, Dr. Anthony NYONG,    ont été techniques.

Pour Félix Bikpo, PDG de l’AGF, la croissance verte passe par les PME,  l’épine dorsale de nos économies, générant plus de 60% de nos emplois, en particulier pour les femmes et les jeunes. “Et nous savons qu’une PME qui exporte est une PME plus productive, plus compétitive et qui prodigue de meilleurs salaires”, explique le dirigeant du fonds africain de garantie.

Il y a quelques années déjà, les  PME africaines avaient, selon les études,   besoin de 150 milliards de dollars pour accélérer la transition écologique. Aujourd’hui, il faudrait le double de ce montant, soit 300 milliards de dollars, pour permettre à cette catégorie d’entreprises d’investir dans un environnement faible et d’acquérir des technologies innovantes. D’où la nécessaire diversification des sources de financement, qui doivent explorer d’autres pistes, au delà des voies  classiques du  public et du bancaire.

Aux yeux de M. Bikpo, l’accès au financement handicape la compétitivité et la transition écologique. “En Côte d’Ivoire, la volonté d’investir dans les PME vertes se couple avec le besoin d’innovation et de transfert de technologie, comme en témoigne la déclaration commune d’engagement en faveur de la finance verte signée à Abidjan le 21 juin 2017″, poursuit-il.

Pour remédier à la problématique des PME ivoiriennes, qui ont du mal à accéder aux mécanismes du financement vert et aux lignes de crédit, le PDG du fonds AGF propose trois pistes: l’adaptation de l’ingénierie financière à l’analyse risque des PME, création d’un écosystème d’appui à la compétitivité de la PME et l’approfondissement de l’intégration économique et commerciale régionale et continentale.

“L’efficacité de la zone douanière de l’UEMOA est loin d’être à 100% de son potentiel. Les investissements ne viendront que si les opérateurs économiques ne peuvent prospérer sur un marché de taille significative. A cet égard je salue l’initiative d’un Accord de libre-échange continental africain ; sa réalisation est d’une importance capitale pour le développement de l’Afrique et je salue la Côte d’Ivoire, les Commissions de l’UEMOA et de la CEDEAO pour avoir joué un rôle leader dans la conclusion de l’Accord de Kigali en mars dernier”.

 

 

Selon l’Agence internationale de l’énergie, la transformation d’un monde sans fossiles exigerait 1000 milliards de dollars américains par an d’ici 2020. Environ deux tiers de cette
somme, soit 670 milliards de dollars, iraient aux pays en développement notamment à l’Afrique (Pour la moitie). En conséquence, il faudrait un transfert de fonds significatif du
Nord en direction du Sud. Malheureusement les ressources publiques du Nord s’amenuisent tandis que les défis auxquels les Etats du Nord sont confrontés s’accroissent d’année en année.

 

 

 

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