En marge du 5 eme sommet Afrique- Union européenne qui s’est ouvert ce mardi 28 novembre 2017 dans la capitale ivoirienne, les leaders des patronats des deux blocs UA – UE se sont retrouvés pour accorder leurs violons sur des mesures urgentes à adopter pour endiguer le fléau de l’immigration.
Admettant que la principale cause de l’immigration de la jeunesse africaine vers l’Europe est le manque d’emploi et de perspective d’intégration économique, la réunion des patrons a été sanctionnée par des propositions de mise en place de mécanismes de coopération bilatérale plus souple et renforcées entre l’UA et l’UE.
Parmi ces mesures, les patrons des deux blocs ont appelé les chefs d’États UA-UE à la redéfinition d’un nouveau partenariat stratégique Union Européenne – Union Africaine de long terme, basé sur l’économie et impliquant le secteur privé, avec des avantages réciproques et incluant un dialogue en amont à travers une plateforme entre l’Union Européenne et l’Union Africaine.
Ils ont également émis le souhait que le nouvel accord qui régira la coopération entre l’Europe et l’Afrique prenne en compte le continent africain dans son ensemble.

Il a été décidé qu’une plateforme de travail, de négociation et de coopération réunissant la Commission Européenne, le secteur privé européen et le secteur privé africain soit créée pour discuter du contenu du futur accord de partenariat entre l’UE et l’UA

Constatant le consensus sur l’efficacité limitée du financement sous forme de dons, il a été proposé que le volet financements du nouvel accord entre l’UE et l’UA comprenne un rééquilibrage beaucoup plus important entre les dons et les prêts.

Si le secteur privé reconnaît l’importance cruciale de l’aide pour certaines situations, il estime cependant qu’une part plus importante de ces fonds doit être allouée vers le financement de projets portés par les secteurs privés européen et africain, dans le cadre de co-entreprise.

La réduction des délais des financements européens. Le Fonds Européen de Développement Durable (FED) pourrait inclure un mécanisme de gestion de ces délais afin que davantage d’entreprises en bénéficient et gagnent en compétitivité.

Mise en place de nouvelles modalités de financement, telles que des mécanismes de garantie, et que des mesures apparaissent pour développer les marchés financiers nationaux.

L’élargissement du périmètre des types de projets financés afin de contribuer au développement de secteurs hors du champ de coopération traditionnelle entre l’Europe et l’Afrique. En tenant en compte que la transformation numérique de l’Afrique, l’industrialisation, la diversification des économies et le renforcement de l’entrepreneuriat sont des enjeux majeurs.

Mener une réflexion sur les critères en matière de RSE et d’éthique à prendre en compte par les secteurs privés européens et africains qui sont désireux d’y contribuer.

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