Entretien avec Adrien Diouf sur les obligations synthétiques

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« L’idée est de reproduire un panier d’obligations tout en respectant des proportions optimales en terme d’optimisation du portefeuille de la dette (…) »


En marge du lancement par le Bénin de sa première obligation synthétique, vendredi 8 septembre à Cotonou, Adrien Diouf, directeur général de l’Agence UMOA-Titres, a répondu aux questions deNephthali Messanh Ledy, correspondant de Financial Afrik sur l’axe Bénin-Togo.


 

Vous venez de lancer ce matin ici à Cotonou, une obligation synthétique pour le compte de l’Etat du Bénin. De quoi s’agit-il exactement?


Nous venons de lancer pour la deuxième fois dans notre zone, l’émission d’un titre obligataire que nous appelons obligation synthétique qui se trouve être une obligation constituée d’un ensemble d’obligations. C’est un produit structuré que l’on appelle en général panier d’obligations qui est basé sur une série de titres à structure in fine et qui tente de reproduire la structure de paiement amortissable que nous connaissons tous. Ce qui est communément utilisé dans notre zone.

 


Pour cette première expérience du Bénin, le montant s’élève à 55 milliards de f cfa. Voulez-vous bien revenir sur les conditions de l’opération qui aura lieu le 21 septembre prochain ?


L’opération porte effectivement sur un montant de 55 milliards, répartis en 5 titres. Un bon du trésor à un an, une obligation à 3 ans, une seconde à 5 ans, une troisième à 7 ans et une dernière à 10 ans, selon des proportions que j’invite vos lecteurs à découvrir sur l’avis d’appel d’offres disponible sur notre site internet et celui du trésor publique du Benin. L’idée est de reproduire un panier d’obligations tout en respectant des proportions qui sont des proportions optimales en terme d’optimisation du portefeuille de la dette de l’Etat du bénin.


La Cote d’ivoire aussi est annoncée pour le 12 septembre. Quelles sont les conditions de cette première expérience ?


C’est un montant de 80 milliards qui est réparti selon les proportions décrites dans les conditions d’appel d’offres. Il s’agit d’une structuration qui est très proche de celle de l’Etat du Bénin dont nous venons de parler, mais qui est néanmoins différente. Il ne comporte pas, par exemple, de titres à un an, mais de titres à 3 ans. Pour plus d’éclaircissements, j’invite là aussi les lecteurs à consulter l’avis d’appel d’offres sur notre site internet, ou sur le site internet de la direction générale du trésor de Cote d’Ivoire.

 


Après les obligations synthétiques, à quelle nouveauté doit s’attendre le marché à l’avenir ?


Si vous permettez, nous allons garder ces informations pour plus tard. Tout ce que je peux vous dire à ce stade, c’est que nous préparons de belles surprises qui vont participer à développer notre marché et en faire un marché efficient, performant et au service du développement de nos Etats.

 


Propos recueillis par Nephthali Messanh Ledy

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