Le texte de base de la Zone de Libre-Echange Continentale finalisé en décembre

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Par André Gakwayaka, envoyé spécial à Niamey

-A Niamey, 19 Ministres africains du Commerce réunis  pour l’harmonisation du  Texte qui devra  servir de base juridique à  la Zone de libre-échange continentale, la ZLEC.

-Le texte en question  doit être finalisé au plus tard en décembre 2017 puis soumis aux chefs d’Etat pour validation.

-Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a exhorté les ministres africains  du Commerce à redoubler la cadence


 

Le Président du Niger et Champion pour la réalisation de la Zone Continentale de Libre Echange du Commerce intrafricain,  Issoufou Mahamadou, a exhorté  les ministres africains du Commerce réunis dans son pays du 15 au 16 Juin 2017, à adopter le  Texte de base qui régira la ZLEC.


«Mon vif souhait est que vous parveniez à conclure de manière pertinente et ambitieuse les modalités de négociations afin que vos pays respectifs puissent préparer et soumettre rapidement des offres de réduction tarifaire au Secrétariat de la ZLEC au sein de l’Union Africaine (UA)», a-t-il indiqué.

Il a tenu ces propos ce 15 Juin au Palais des Congres de Niamey lors de l’ouverture da la  rencontre qui a réuni  19  ministres africains du Commerce venus harmoniser le Texte qui servira de base juridique de la ZLEC.

Les fonctionnaires chargés de mettre au point ce texte n’ont pas encore atteint les points de convergences nécessaires pour le texte final même s’ils sont très bien avancés. Le calendrier  établi par le dernier Sommet est que d’ici la fin décembre 2017, les pays africains auront harmonisé le texte final qui sera signé par les Chefs d’Etat africains lors d’un Sommet. Des orientations ont été données pour que les fonctionnaires qui négocient aient des vues convergentes.

Reprenant la mise en garde de Nkrumah qui disait que “l’Afrique doit s’unir ou périr”, le Président Issoufou Mahamadou a souligné que l’Afrique a déjà élaboré les cadres stratégiques de son développement à travers l’Agenda 2063 qui définit l’Afrique que nous voulons :

«Une Afrique intégrée, prospère, avec une économie croissante et durable. Une Afrique jouissant de la démocratie,de  la bonne gouvernance, des droits de l’homme et de  l’Etat de droit. Une Afrique vivant dans la paix, la sécurité, qui s’appuie sur le potentiel de ses enfants et de ses femmes. Une Afrique unie et influente sur la scène internationale».

Le Chef d’Etat du Niger a rappelé que c’est le Président en exercice de l’UA et Président de Guinée, Alpha Condé, qui lui a confié la mission d’assurer la promotion du projet de la ZLEC. Ce qui correspondait par ailleurs a son ambition et son engagement d’exécuter une tache historique bénéfique pour tous les Africains de par le continent.
Le projet de la ZLEC contribuera a mettre fin au problème croissant de la migration illégale vers l’Europe et autres parties du monde, toujours selon le Président Issoufou.

«Nos jeunes hommes et nos femmes quittent le continent a la recherche de meilleurs emplois et de meilleures vies. Dans bon nombre de cas, leurs aspirations ne sont pas concrétisées. Ils ont victimes de bandes criminelles impliquées dans la traite des êtres humains. Cela expose les jeunes africains à la misère, à l’exploitation et aux rêves brisées. La création d’une ZLEC suffisamment crédible attirera des investisseurs et fera naître des opportunités d’emplois pour nos jeunes. Il nous faut donc mettre en place un Protocole consensuel avant Décembre 2017», a poursuivi le Champion de la ZLEC.

Pour le Commissaire du Commerce et industries au sein de l’UA, l’Ambassadeur Albert M. Muchanga, il faut que les Etats africains dirigent le processus devant  jeter les bases crédibles d’un marché commun africain. Il a promis que l’UA fera de son mieux pour trouver des appuis financiers aux négociateurs pour la ZLEC.

Il a aussi saisi l’occasion pour inviter le Président Issoufou Mahamadou à faire partie d’une délégation qui se rendra en Chine afin qu’il explique les progrès dans l’établissement de la ZLEC.


André Gakwaya, 

Rwanda News Agency, partenaire de Financial Afrik dans les Grands Lacs

1 COMMENTAIRE

  1. Oui mais ils n’ont qu’a le faire sur seulement ce qui est produit en Afrique: comme-ça les firmes internationaux seront obligés d’implanter leurs industries de production en Afrique.

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