PROPARCO promeut les pratiques durables dans les plantations de thé kényanes

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Paris, le 3 décembre 2015. PROPARCO accompagne la coopérative Kenya Tea Development Agency (KTDA) dans l’amélioration de son efficacité énergétique. Son prêt de 15 MUSD contribuera au financement de sept petites centrales hydroélectriques au fil de l’eau destinées à fournir de l’électricité aux usines de thé. Ce projet participera au développement rural du Kenya tout en participant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Une électricité d’origine renouvelable, fiable et moins coûteuse

Les 7 petites centrales hydroélectriques, d’une capacité totale de 16 MW, approvisionneront 24 usines de KTDA[1]. Ces nouvelles installations lui permettront de produire de l’énergie à moindre coût tout en réduisant ses émissions de gaz à effet de serre. KTDA devrait à terme réaliser des économies substantielles – l’électricité représentant le premier poste de dépenses dans la transformation du thé.

En développant ses propres sources d’énergie, KTDA fiabilisera son approvisionnement électrique et mettra fin aux nombreuses coupures d’électricité contraignant ses usines à l’arrêt. Près de 60 % de l’électricité produite sera par ailleurs vendu à l’opérateur national public du réseau de distribution KPLC et lui permettra de générer des revenus supplémentaires.

Un soutien au développement rural kenyan

Grâce au modèle coopératif de KTDA, ces réductions de coûts bénéficieront directement aux petits planteurs de thé. Leurs revenus pourraient à terme être augmentés de 5 à 10 %. Dans un contexte de marché difficile (volatilité des prix, aléas climatiques, etc.), ce projet contribuera plus largement à améliorer la productivité de la filière du thé au Kenya et à assurer sa pérennité sur le long terme.

Pour rappel, près de 2/3 de la production de thé nationale est assurée par des petites exploitations familiales indépendantes. On compte 600 000 petits planteurs qui détiennent collectivement KTDA et sont regroupés autour de ses usines de thé .

Les projets hydroélectriques créeront, en outre, 2100 emplois temporaires pendant la construction et 60 emplois fixes après leur mise en service. Ils participeront par ailleurs à l’électrification rurale des régions de Kirinyaga, Meru, Settet et Nyakwana.

Des premières expériences réussies

Une des usines de KTDA, Imenti Tea Factory, a déjà construit une centrale au fil de l’eau de 1 MW qui fonctionne depuis 2009. La construction de trois nouvelles centrales hydroélectriques a de plus été récemment lancée. Ces infrastructures, financées par la banque kenyane Cooperative Bank grâce à une ligne bancaire de l’AFD, sont en cours de construction et devraient être mises en service en 2016.

Un financement multi-bailleur

Ce projet, d’un coût total de 85 MUSD, a été cofinancé par PROPARCO, la Société Finance Internationale, l’institution financière de développement néerlandaise FMO et le GAFSP (Global Agriculture and Food Security Program). Il vient renforcer un partenariat initié par PROPARCO en 2002 et 2004 avec les usines sous gestion de KTDA.

« Nous sommes très heureux de renouveler notre partenariat historique avec KTDA qui joue un rôle clé dans le développement rural de la région. Son modèle coopératif unique permet de maximiser les revenus des petits planteurs. La certification Rainforest de toutes ses usines est aussi un gage de la qualité et de la gestion durable de ses plantations », indique Julien Lefilleur, responsable de la division Entreprises de PROPARCO.

[1] Leur mise en service est prévue d’ici deux à trois ans

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