De la françafrique à la fondation franco-africaine

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Les participants au forum économique prônent la mise en place d’une fondation franco-africaine. Les dirigeants étant conscients des opportunités de l’Afrique, préconisent un partenariat gagnant gagnant avec la France.
Avec ses 5 % de croissance annuelle, l’Afrique présente des opportunités. Sa démographie également pourrait être prometteuse: « L’espace  urbain devrait passer de 500 millions à plus d’un milliard et demi d’habitants dans les décennies à venir », relève un économiste. D’où l’idée, pour mettre en valeur ces opportunités et favoriser les échanges, de créer une fondation franco-africaine pour la croissance.

« Une fondation qui rassemble toutes les énergies, celle de la société civile, au fond, à côté des Etats, tout ce que l’on peut mobiliser de forces vives entre l’Afrique et la France, de façon à maîtriser cette croissance, à lui donner de la qualité », explique Lionel Zinsou, le président du forum économique.

Mais pour la mise en place de cette fondation, les acteurs présents à ce forum posent désormais une exigence : celle de voir des retombées économiques dans les deux sens. Le président gabonais Ali Bongo plaide pour que les ressources naturelles ne soient plus seulement exportées vers les pays européens, mais transformées sur place, au bénéfice des pays africains.

« J’ai pris la décision dès le début de mon mandat en 2009 de mettre fin à l’exportation de grumes, souligne le président gabonais. Cette décision, mal comprise au début, permet aujourd’hui de renforcer l’industrialisation de la filière bois et la création d’emplois. Devons-nous encourager davantage ce type d’initiative à travers des partenariats mutuellement bénéfiques incluant les PME de nos pays respectifs qui sont les véritables moteurs de croissance et de création d’emplois ? », s’interroge le President Bongo.

Autre question abordée lors de ce forum, celle de l’emploi des jeunes. Sur ce point, la France s’est engagée à mettre l’accent sur la formation professionnelle en Afrique.

3 Commentaires

  1. Je suis en parfait accord avec le Président Bongo : Il faut développer l’Industrialisation de la filière bois et ce dans les Industries de 1ère Transformation et de seconde Transformation en créant en Afrique, de véritables sites industriels qui n’auront pas à pâlir d’envie face à leurs concurrents européens ou américains.
    Cela va permettre une mise en valeur du bois africain avec une exploitation de la forêt rationnelle et écologique, la création d’emplois dans les métiers de la filière, développer la construction bois, créer une (ou des) école de formation dans tous les métiers de la filière bois dans les domaines de la construction, de l’ameublement, de la décoration (…), la création d’un cluster, la création d’une entreprise commerciale qui sera installée dans un des pays de l’Union Européenne pour vendre les produits semi-finis (et finis) aux entreprises européennes qui sont dans la Construction, dans l’Ameublement, et dans la Décoration.
    Donc il faut créer cette structure industrielle en Afrique Centrale.
    Le Projet Autour du Soleil Développement – filière bois Innovations (PME) France et Afrique dont je suis le fondateur et le leader travaille sur ce projet.
    Patrice ARMUSIEAUX

  2. Oui on est tous d’accord. Sauf qu’entre les discours et la pratique, il y a un – TRÈS – grand pas que nos gouvernants ne veulent franchir et attendent tous des “bailleurs de fonds”.
    @Patrice Bénéficiez vous actuellement d’un accompagnement d’une banque ou certaines autorités africaines pour mettre en place cette structure?

    • Non, je ne bénéficie d’aucun accompagnement bancaire ou autorité africaine à ce jour. J’ai des contacts ici et là. Mais j’estime qu’il faut se présenter avec des moyens financiers, des soutiens économiques, pourquoi pas même politiques (comme vous le dîtes si ces politiques sont convaincus par ma démarche VERTE). Voyez vous, c’est une démarche stratégique définie sur 15 ans au moins … Bien entendu, et j’envoie ce message aux Investisseurs et financiers, la marge bénéficiaire sera de 10% pour les “lieux de vie durables” et de 20% pour l’ameublement et la décoration (en France et en Europe) = Il reste à la définir pour l’Afrique en tenant compte que le process industriel sera le même, l’investissement industriel identique, la main d’oeuvre qu’il faudra former (et c’est normal car nouveau avec l’exploitation industriel écologique d’une filière comme le bois), un développement commercial identique (il va toucher un continent !!!) mais donc équipé à moyen et long terme de moyens (j’ai déjà des demandes hors l’Afrique Centrale) … Bref de quoi réussir !!!
      Alors prenez l’initiative de nous appuyer et lançons ce beau projet !!!