L’Afrique en 2014: de la croissance sans triomphalisme

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écoliers AfriqueL’Afrique devrait poursuivre sur une forte croissance en 2014 malgré le ralentissement des émergents et de la Chine. Ci-dessous une compilation des projections du FMI, des Nations Unies, de la BAD, de l’OCDE. 

L’Afrique maintiendra-t-elle son rythme de croissance en 2014?  C’est ce que prévoit en tout cas le Fonds monétaire international dans son rapport paru à la fin octobre.  Le continent devrait boucler l’année en cours avec 5% pour enchaîner 2014 avec 6%, malgré un certain ralentissement dans les pays émergents et une relative baisse des produits de base déjà constatée en cette fin d’année. Le fonds par la voix d’Antoinette Sayeh, Directrice du Département Afrique du FMI,  attribue l’affranchissement progressif de l’Afrique par rapport à ses partenaires des pays industrialisés et des émergents par une dynamique intérieure, c’est à dire l’investissement dans les infrastructures et la consommation. .Dans tous les cas, derrière cette embellie, des ratios sont à surveiller: en particulier le déficit extérieur et  le niveau de la dette;

A noter que le FMI est plus optimiste que  les Nations Unies qui projettent 5% de croissance pour l’Afrique dans  l’édition 2014 du rapport «Situation et perspectives de l’économie mondiale » paru le 19 décembre.    Le fonds est plus afroptimiste  que l’OCDE, la BAD et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) qui concèdent au continent une croissance de 4,8% en 2013 et 5,3% en 2014 dans leur rapport conjoint intitulé “Perspectives économiques en Afrique “(PEA).

Par région, l’Afrique de l’Ouest est logée à la bonne enseigne avec une croissance de 6,3% en 2013 et 7,1% en 2014, soit la plus forte croissance régionale ainsi que le constatait récemment,  lors de la 71ème session ordinaire du Conseil des ministres,  le 17 décembre,  le Président de la Commission, Désiré Kadré Ouédraogo. Des taux quasiment confirmés par la BCEAO qui table sur 7% de croissance dans la zone UEMOA.    Soit bien plus que  la CEMAC (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad,) qui, après un 2,6% de croissance en 2013,  s’attend à un 5,3% en 2014.   Suspendue au pétrole, cette région risque néanmoins de payer un lourd tribut à la baisse attendue de la demande chinoise en produits de base. Une équation qui se pose aussi pour l’Afrique du Sud dont la croissance doit tourner autour de 3%.

 

Pendant ce temps, le reste du monde 

L’Amérique connaîtra une croissance de 2,5% en 2014, année de mi-mandat, avec, progressivement, un resserrement des conditions monétaires.  L’Europe restera le grand corps malade avec une décroissance en 2013 (-0,4%), suivi de 1% en 2014 et de 1,4% en 2015. Le Royaume Uni prévoit une hausse de 2,5% sous l’effet conjugué des mesures audacieuses prises par la banque d’Angleterre comme le taux de crédit immobilier à taux zéro. En Asie, la situation est contrastée. Le Japon compte injecter 6 000 milliards de Yen pour grappiller un demi-point de croissance.  Même avec 6 à 7% de hausse, la croissance chinoise est estimée faible, la plus modeste depuis vingt ans.  Une donne qui aura des répercussions sur l’Afrique.

 

 

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