Comment utiliser l’expérience chronologique du déploiement des NTIC en Europe pour être en phase avec celui du continent Africain ?

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thierry-barbautNous assistons à une révolution, et pour une fois, elle pourra être prise en main par les Africains sur leur sol, même si les partenariats stratégiques avec les acteurs internationaux du marché restent primordiaux.

Thierry Barbaut (www.info-afrique.com)

 

En effet? il n’est pas un jour sans qu’une entreprise, une initiative ou une application n’apparaissent en Afrique dans le secteur porteur des nouvelles technologies.
Résumons les domaines: Internet, réseaux sociaux, Smartphones et Tablettes, télécoms, logiciels et déploiements d’infrastructures, systèmes d’informations, digitalisation et externalisation, dématérialisation de contenus.

L’ensemble de ces activités touchent des milliers de secteurs et favorisent la croissance du continent: Projets, emplois, bâtiments, communication, l’apprentissage et la formation et surtout et enfin l’éducation. C’est maintenant l’opportunité pour des millions de gens d’accéder à l’information, la culture et la connaissance.
Bien sûr, les accès sont difficiles, chers et compliqués, les infrastructures pas assez déployés, mais cela avance et vite, de nombreuses capitales ont enfin accès à la fibre et le déploiement est important.

Dans un Workshop auquel je participais trois thèmes étaient évoqués pour favorise l’entrepreneuriat en Afrique: Accroître entrepreneuriat en milieu rural, comment développer l’esprit d’entreprendre auprès des jeunes et dans quelles perspectives les nouvelles technologies favorisent le développent du continent.

C’est à ce titre, que j’ai pu mettre en avant un parallèle entre la demande en Europe sur un secteur porteur: Les applications mobiles (Smartphones et Tablettes) dédiées aux métiers et les demandes des entreprises.  Le mot est clair dans les grands groupes éditeurs de logiciels « Nous voulons des applications offline »,c’est à dire des applications qui permettent de travailler sur site (usines, commerces, industries, administrations etc…) mais ne nécessitant pas de connexion internet pour fonctionner. Il faut que la synchronisation se fasse une fois connectée au bureau de l’utilisateur.

En effet, même dans un pays développé technologiquement comme la France, les problèmes de connexions sont récurrents et les entreprises ne veulent plus subir les soucis liés à l’accès Wifi, clés de connexion ou réseaux plus ou moins efficaces, sans parler des problèmes de sécurité liés aux accès Wifi.

La demande est donc d’utiliser des terminaux non connectés qui seront mis à jour quand un accès fiable ou sécurisé sera disponible, au bureau, dans une ville ou au domicile de l’utilisateur.
Je pense qu’en Afrique c’est la méthode à appliquer afin de supprimer cette longue étape de test « utilisateurs ».

 

Le déploiement des applications, les domaines de prédilection et les accès au réseau: Des sujets au cœur du débat.

Question d’un DSI d’une grande fédération Française: « Les nouvelles technologies explosent en Afrique, mais nous sommes sur le terrain et sans cesse confrontés aux complications administratives, opérationnelles, bureaucratiques et de corruption qui font que le déploiement de solutions devient dépendant de nombreux organismes, qui hélas ne favorisent pas toutes les initiatives ».
Là aussi le côté offline des applications me semble une solution. Par exemple dans le milieu crucial de l’éducation où l’application de cours ne doit pas être dépendante de l’accès Internet.

Nous voyons sans cesse dans des entreprises proposer des solutions innovantes reliées aux nouvelles technologies, dans tous les secteurs:

  • Agriculture avec la gestion de la météo si cruciale pour les agriculteurs et les éleveurs,
  • Éducation: Imaginons les manuels scolaires enfin disponibles sur l’ensemble de l’Afrique grâce au digital,
  • Administratif: Enfin disposer de papiers administratifs avec une clef USB qui contient les documents d’une famille ou parfois d’un village en milieu rural,
  • Paiements: Avec la possibilité de payer de petits ou grands achats grâce aux Smartphones et d’en contrôler les coûts.

Les perspectives sont vraiment aussi variées qu’impressionnantes.

 

Thierry Barbaut

www.info-afrique.com

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