Une Rolex en or unique de 1952 de la plus célèbre marque horlogère au monde a été adjugée le 13 mai dernier, à Genève, au prix renversant  de 5,4 millions de dollars Us (prés de 3 milliards de F cfa).

Vous l’avez bien lu, 3  milliards de Fcfa, soit 65 appartements R+1 proposés en ce moment par un promoteur immobilier indien sur la citée de Diamniadio (Sénégal). C’est aussi à peu le salaire de 1000 ouvriers ivoiriens  payés  au smic (60 000 F cfa) pendant à peu près 5 ans.

Alors, pourquoi dépenser tant pour acquérir une  Rolex si on n’est pas disciple de Séguéla (qui consière qu’on a raté sa vie si on n’a pas la Rolex à 50 ans).  Le vendeur, lui, a certainement la bonne réponse puisqu’il réalise un bénéfice équivalent à  21 fois sa mise de départ, il y’à 15 ans. C’est en 2002 en effet, que le collectionneur professionnel a acquis  le « bijou » qui appartenait au 13e empereur du Vietnam, Bao Dai, pour 235 000 dollars (138,4 millions de F Cfa).

Son bénéfice encaissé quinze ans plus tard superforme bien des  placements. Mais, pas sûre que cette bonne affaire aurait  été plus rentable si l’avisé collectionneur avait opté pour notre bonne vieille Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) qui a plus que multiplié la valeur de ses indices depuis son implémentation en 1998 (voir courbe ci-dessous). Alors, Rolex ou Bourse?