Arrivé au pouvoir il y a moins d’ un an, le président Nana Akufo-Addo, découvre la complexité du programme FMI qu’il promettait de démanteler.

Le Ghana a obtenu le prolongement d’un an  du programme de soutien que lui accorde le Fonds Monétaire International (FMI). Une décision qui intervient après le quatrième examen du conseil d’administration de l’institution. Le conseil a approuvé un décaissement de 94,2 millions de dollars en vertu de l’extension du programme.

Ledit programme vise à rétablir la durabilité de la dette et la stabilité macroéconomique du Ghana afin de favoriser le retour à une forte croissance et à la création d’emplois tout en veillant sur les dépenses sociales.

Le Ghana a conclu en 2015 un accord avec le FMI pour assistance économique. L’accord comportait un volet  financier de 918 millions de dollars à décaisser sur huit tranches. Certaines questions qui avaient été soulevées lors de la signature de l’accord comprennent le gel des emplois dans le secteur public, la réduction du déficit budgétaire, le financement du déficit budgétaire par la Banque du Ghana.

Récemment, le président ghanéen Nana Akufo-Addo a annoncé, le 18 juillet,  son intention de mettre fin à ce programme  conclu en 2015 et qui devait s’achever en 2018. En lieu et place, Nana Akufo comptait, à la fin de l’échéance convenue, sur la mise en place de réformes structurelles destinées à permettre au Ghana de faire face à la dégradation de ses indicateurs macro-économiques.