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Le Caire, le 17 Octobre 2016: – L’initiative African Growth and Opportunity Act (AGOA), lancée par le gouvernement des États Unis d’Amérique, a permis de quadrupler les échanges commerciaux non-pétroliers entre l’Afrique et le pays, de 1.4 milliards de dollars US  en 2001 à 4.1 milliards de dollars US en 2015, selon Mme Florizelle Liser, Adjointe au Représentant Américain au Commerce pour l’Afrique. 

Dans une présentation effectuée au siège de la Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank), lors de la première édition de la Série des Séminaires Afreximbank sur le Commerce et le Développement,  Mme. Liser a dit que les secteurs qui avaient le plus bénéficié de l’AGOA étaient ceux de l’industrie automobile,  des produits textiles, des chaussures, des préparations de fruits et légumes, des noix et des fleurs coupées.

“L’AGOA a permis d’aider de nombreux pays Africains à diversifier leurs portefeuilles d’exportation,” a déclaré Mme. Liser, ajoutant que plusieurs centaines de milliers d’emplois avaient été créés grâce à ce Traité.

Notant la faible part de l’Afrique dans les échanges commerciaux avec les États-Unis, qui se situe actuellement à deux pour cent, la représentante a cité les contraintes liées au manque d’infrastructures électriques, portuaires, ou de transport terrestre et d’accès à Internet comme principaux obstacles au développement de l’offre du continent et à la croissance du commerce Africain.

D’autres facteurs incluent la faible envergure du commerce intra-Africain qui empêche d’effectuer des économies d’échelle, et les difficultés des producteurs et industriels Africains à remplir les critères des standards américains, a-t’ elle ajouté.

Mme. Liser a souligné les initiatives de développement du gouvernement américain axées sur l’Afrique, telles que le Millennium Challenge Corporation, qui prévoit l’octroi de plus de 7.9 milliards de dollars US, soit 68 pour cent du portefeuille total, dédié au continent.

Selon la Représentante, cette initiative qui contribue à hauteur de 3 milliards de dollars US au renforcement des capacités des pays éligibles à l’AGOA, couvre 20 pays Africains.

D’autres initiatives de l’aide au développement américain comprennent notamment Power Africa, un programme de renforcement d’accès à l’électricité  opéré sous l’USAID et  dévoilé par le Président Barack Obama en 2013; Trade Africa, l’initiative de l’USAID pour accroitre le commerce intérieur et régional; U.S. Overseas Private Investment Corporation, l’institution financière de développement du gouvernement en charge de mobiliser des ressources pour résoudre les difficultés au développement économique, octroyer des fonds aux investisseurs, pourvoir des assurances pour couvrir le risque politique et soutenir les fonds d’investissement privés, là où les financements commerciaux ne sont pas en mesure d’intervenir.

Pour bâtir le potentiel commercial de l’Afrique, Mme. Liser recommande aux pays Africains de se concentrer sur la construction d’infrastructures de développement, en particulier l’électricité et les transports routiers, maritimes, ferroviaires et aériens, en vue de relier les hubs commerciaux régionaux et de réaliser des économies d’échelle.

Les nations du continent devraient soutenir la modernisation de leurs banques commerciales et les encourager à financer les petites et moyennes entreprises, tout en identifiant les secteurs clés qui pourraient bénéficier de l’AGOA, a-t ’elle dit.

Plus tôt, le Président d’Afreximbank, Dr. Benedict Oramah, a exprimé le besoin de se pencher sur les raisons pour lesquelles l’Afrique demeurait un acteur marginal du marché américain malgré l’ampleur de ce pays et l’accès préférentiel octroyé aux pays Africains durant les 15 années de l’AGOA. Il a dit qu’il était important de trouver des solutions pour permettre au continent de tirer pleinement profit des opportunités de l’AGOA.

Le Président a reconnu que le manque de diversification des produits Africains était l’un des principaux freins à l’accès au marché américain, expliquant qu’Afreximbank avait à ce titre décidé d’axer son action stratégique sur le développement de parcs industriels et de zones économiques spéciales, en vue d’accélérer l’industrialisation des économies Africaines et la diversification de leurs exportations.

La Banque a également démarré une initiative visant à améliorer les standards des produits Africains destinés à l’export vers les États-Unis et d’autres marchés, a-t’ il ajouté.

Afreximbank a initié la Série des Séminaires du Commerce et du Développement en vue de stimuler le débat et générer des idées sur les questions du développement et de la diversification du commerce Africain.

La Série de Séminaires a également pour but de servir de plateforme de renforcement des capacités et de partage des connaissances pour les employés, notamment en ce qui concerne les dernières avancées et données de recherche et les nouvelles tendances relatives au commerce Africain et à la finance de développement.

Les participants à cette première édition de la Série de Séminaires comprenaient les ambassadeurs et membres du corps diplomatique en Égypte, des officiels du secteur public égyptien, des hommes et femmes d’affaires basés en Égypte, des hauts représentants d’organisations multilatérales, et les médias.

 

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